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Publié par christian guittard

Conseil interconsulaire Cantal

Analyse économique et financière

L'ensemble des chambres consulaires, qui sont les organes représentatifs des intérêts généraux des entreprises ont confié à la Banque de France une étude qui met en exergue les forces et faiblesses des entreprises Cantalienne.

Elle a été élaborée à l'aide de l'outil ACSEL(analyses conjoncturelles et structurelles économiques localisées) par Philippe Saigne-Vialleix Directeur de la succursale d'Aurillac de la Banque de France.

Elle permet de vérifier des tendances existantes tout en fournissant des données précises et indubitables.

Les membres de l'inter- consulaire ne voulant pas rester au stade du constat, veulent proposer d'initier des actions correctives.

Ils vont s'adresser :

A l'État pour faciliter la mise en place de conditions de développement économique favorable aux entreprises Cantaliennes.

Aux collectivités territoriales, pour accompagner financièrement des procédures ou créer des outils nouveaux.

À l'Europe afin d'utiliser les nouvelles procédures mises en oeuvre pour la période de 2007 – 2013.

Au réseau bancaire pour partager l'analyse et réfléchir à un accompagnement pertinent.

Aux experts-comptables pour partager aussi l'analyse et transmettre le message à leurs clients.

L'inter-consulaire serait gagnante à mettre de l'imagination au programme et a fédérer durablement les guichets et officines diverses et variées qui s'occupent du développement économique dans le département.

extraits du rapport de la Banque de France

Industrie

Le Cantal n'est pas un département industriel, cela se traduit par une plus faible emprise sur l'économie. Pour les industries agroalimentaires une indispensable recherche de valeur ajoutée pèse actuellement très lourdement sur les structures financières des unités concernées qui ont été mal préparées à cette évolution, tant du point de vue capitalistique que des compétences humaines disponibles. Les autres industries paraissent plus solides, mais elles n'ont pas pris de risques importants sur des innovations majeures ou des marchés éloignés. Toutefois ce manque d'ouverture sur de nouveaux marchés notamment étrangers, et une insuffisance d'investissements physiques et de recherche, ainsi qu'en capital humain, constituent des handicaps sérieux. Un rendement apparent de la main-d'oeuvre moyen et une masse salariale contenue, génère dans l'industrie Cantalienne une rentabilité d'exploitation modeste et un résultat final décevant.

Les industries agroalimentaires sont dans une situation très risquée avec des structures financières très lourdes ( taux d'endettement de 148%) et une rentabilité préoccupante.


Le commerce

Malgré un effort d'investissement relativement soutenu, le taux de valeur ajoutée est assez faible. Ce dernier peut provenir d'une démarche encore insuffisamment tournée vers les services associés, susceptibles d'être amélioré par un investissement supplémentaire, notamment en formation.

L'arrivée progressive d'une concurrence extérieure au département et le recours direct, par les clients potentiels, à des entreprises extérieures constitueront dans ces conditions, des risques de plus en plus important pour les entreprises du département.


Le bâtiment et travaux publics

Bien que constitué de petites unités, en synthèse, il dégage un taux de valeur ajoutée favorable malgré des salaires moyens modestes.

Bénéficiant depuis plusieurs années d'une conjoncture très favorable, il pourrait être contraint de rechercher assez rapidement des marchés extérieurs au département afin de compenser l'érosion démographique.


Les services

Le secteur des services est très largement constitué d'entreprises de transport et de services à la personne.

Les services à la personne indispensables sont largement pourvoyeur d'emplois,mais sont peu créateur de valeur ajoutée et très dépendant des évolutions démographiques.

Le tourisme est représenté de façon anecdotique, traduisant une activité qui ne parvient pas à se développer en dépit d'atouts certains.

Deux réussites dans l'ingénierie informatique sont là pour prouver que des voies de développement existent dans le secteur des services mêmes si leur siège est extérieur au département et si leur poids en termes d'effectifs du secteur reste marginal.

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L
Raaah lala ces grandes discussions de Café du Commerce toujours pour dire la même chose... Rien de neuf dans ce rapport, il est sûrement juste, mais c'est un rapport de plus. La vraie question est : à quoi cela va-t-il bien pouvoir servir ?<br /> Ce serait bien que, pour une fois, ça serve à autre chose qu'à alimenter la presse locale... A moins que ce soit cela la vraie vocation d'une CCI ? J'y suis pas resté assez longtemps pour voir à quoi peut bien servir ce "grand machin" :-)<br /> En entreprise, les rapports et les constats, on s'en fout un peu. L'important, ce sont les objectifs et les moyens pour les atteindre. La CCI, dont les membres sont constitués de chefs d'entreprises pourraient appliquer les principes qu'ils appliquent normalement tous les jours sur le terrain, ce serait pas mal.
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