Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Catégories

Archives

Publié par christian guittard

Saint-Germain-des-Prés contre le Haut Cantal (suite)

 

Le litige opposait des habitants de Lussaud à P J. écrivain, ce dernier avait été accueilli par des insultes, des coups et des jets de pierre à son retour au village après la publication de son roman. Quatre habitants de Lussaud ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et le patriarche condamné à 500 € d'amende. Ils devront payer en outre conjointement 4200 € de dommages et intérêts pour le préjudice moral et 2300 € pour le préjudice matériel.

Pour P.J. « ce jugement est très indulgent par rapport aux faits ». Il ne pense pas que ce soit « une décision d'apaisement ». « Lorsqu'on ment et qu'on ne regrette pas, il n'y a pas d'apaisement » a déclaré P.J..

Cette affaire regrettable vient de se solder par une lourde addition financière et une médiatisation hors normes (cinq pages de liens sur Google).

Elle n'est peut-être pas finie car P.J. a déclaré qu'il ferait peut être un livre sur le procès. Il pense peut-être tirer quelque argent de la vie des habitants de Lussaud en dénonçant une nouvelle fois leurs pratiques soi-disant moyenâgeuses.

 

Trafic d'héroïne

 

Sur indication de la brigade des stupéfiants de Lyon, une interpellation a eu lieu à Aurillac le 14 octobre 2006. Les policiers ont saisi 200 g d'héroïne. Le produit était de très mauvaise qualité, il était coupé à plus de 90 % avec du paracétamol.

Suite à cette interpellation les policiers qui ont tiré les fils de la pelote ont identifié 5 personnes dont une femme Ils ont été tous renvoyés devant le tribunal correctionnel jeudi 5 juillet pour trafic de stupéfiant.

Les quantités trafiquées ont varié de 250 g pour les trafiquants a presque 1 kilo pour le Procureur de la République. Mais, à la question d'où vient d'héroïne, il n'y a pour seule réponse que l'évocation d'un certain Jeff. Comme dans les affaires de drogue le silence est d'or, chaque accusé est resté sans explication sur le nom du fameux Jeff. Les cinq comparses dont quatre sont polis toxicomanes habitent Lyon (trois) et Aurillac (deux).

Ils ont tous fait de la détention préventive au minimum six mois et 2 Lyonnais sont encore incarcérés.

Ils en sont venus à consommer de l'héroïne sous différents prétextes.

« Ç'a été une faiblesse, je n'ai pas géré mon stress ».

« Consommant du cannabis, après la séparation avec ma copine et le décès de mon grand-père je me suis mis à l'héroïne ».

Ils ont tous essayés à la barre de minimiser le trafic, car selon eux ils consommaient, dépannaient les copains mais ne revendaient pas à la sortie des écoles.

Pour Alexandre Rossy, Substitut du Procureur, « 500 ou 900 g d'héroïne a Aurillac cela fait beaucoup ».

« Pour ces polis toxicomanes, lorsqu'on est malade on ne doit pas pourrir la vie des autres en les incitant à consommer ».

« Le trafic est avéré, même s'il y a quelqu'un au-dessus de la pyramide ».

« Un des prévenus polis toxicomanes, multirécidiviste est un petit peu sourd malgré les avertissements qu'il a pu recevoir avec 13 mentions à son casier judiciaire ».

Ses réquisitions seront sévères : de deux ans à 3 ans et demi de prison ferme assortie de 12 à 18 mois de sursis.

Pour les avocats la partie s'annoncait sévère.

Me Geraud Méral a été « stupéfait par les réquisitions, je ne comprends pas les peines demandées ». D'après lui son client Aurillacois, a connu l'héroïne partant en 1994 en mission humanitaire en Yougoslavie. « Là-bas il y avait de l'héroïne partout ».

Me Paccard, avocate de la prévenue Lyonnaise a essayé d'opposer Lyonnais et Aurillacois. Pour elle « les Lyonnais font peur ». Le tribunal veut leur donner un avertissement « si vous trafiquer avec nos petits gars Aurillacois, attention c'est au minimum sept mois de détention provisoire ». « On place les Lyonnais au-dessus, on fait du protectionnisme judiciaire à Aurillac ».

Le tribunal suivra approximativement les demandes du ministère public. Deux lyonnais dont la femme seront maintenus en détention pour finir de purger leurs peines (3 et 2 ans de prison ferme assortie de 18 et 12 mois d'un sursis mise à l'épreuve). Le troisième Lyonnais sera condamnée à 2 ans de prison assortie d'un sursis et de 2500 € d'amende. Les Aurillacois échopperont de 3 et 2 ans de prison ferme assortis de 18 mois d'un sursis avec mise à l'épreuve.

 

2,6 kilos de cannabis

 

A la suite d'un banal contrôle de routine, le prévenu a été trouvé en possession de 18 g de cannabis le 18 novembre 2006.

Les policiers continuant leur enquête ont alors trouvé un sac contenant 2,6 kilos de cannabis dans le couloir de la cave de ses parents.

Pendant l'enquête, les policiers découvriront qu'il louait des véhicules pour plus de 4500 € et que son compte en banque était créditeur de 4920 €.

À la barre le prévenu justifie la location de véhicules car d'après lui « je préfère rouler dans des voitures assurées ». Pour le solde de son compte en banque il dira avoir vendu un véhicule d'occasion et fait une plus-value.

Pour le sac contenant les 2,6 kilos de cannabis ses explications seront plus difficiles.

Pendant sa garde à vue il a nié farouchement avoir vu ce sac, mais il y avait ses empreintes dessus. Après réflexion, il a trouvé une explication plus que douteuse. Il aurait été pris en stop par un automobiliste sympa, lorsque ce dernier s'était arrêté prendre de l'essence il avait subtilisé le sac et se serait évaporé.

Après il avait soi-disant perdu la trace du sac.

Pour Alexandre Rossi, Substitut du Procureur « 2,6 kilos ce n'était pas pour sa consommation personnelle, on est simplement dans le cadre d'un trafic ».

Le tribunal présidé par Françoise Priot le condamnera à 15 mois de prison et 4000 € d'amende avec maintien en détention.


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article