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Publié par christian guittard

04 jui 2008Par  Fabrice Arfi Fabrice Lhomme  www.mediapart.fr (source et suite de l'article)Un de plus. Le nombre des bénéficiaires de fonds en espèces de l'UIMM poursuivis par la justice ne cesse de grossir. Dernière victime en date du juge financier parisien Roger Le Loire: l'actuel directeur de gestion, des ressources humaines et de la formation de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Henri de Navacelle. 
 Il a été mis en examen cette semaine pour «recel d'abus de confiance». M. de Navacelle, entré à l'UIMM en 1995, se voit reprocher d'avoir touché, chaque année, environ 8.000 euros en liquide en guise de complément de salaire occulte.

 

 

 

Mais ce n'est pas le versement de ces sommes, bien modestes au regard des quelque 16,5 millions d'euros distraits des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 et dont la justice cherche la trace, qui retient prioritairement l'attention dans le cas de M. de Navacelle. Comme l'a révélé Mediapart le 28 avril, l'apparition de ce nom dans la procédure avait permis de donner du corps à la thèse d'un financement politique occulte par l'organisation patronale - soupçon que l'enquête n'est pas parvenue à confirmer jusqu'à présent.
 Le 21 février en effet, le juge Le Loire avait recueilli dans son bureau les confidences d'Annick Le Page, une ancienne chargée de mission à la Fédération des industries mécaniques (FIM) - adhérente à l'UIMM. Mme Le Page avait rapporté une conversation téléphonique que son patron à la FIM, Patrice Vareine, aurait eu le 25 juillet 2001 avec l'ancienne chef du service juridique de l'UIMM, Yolande Sellier.
«M. Vareine (...) avait mis le haut-parleur, ce qu'il faisait fréquemment lorsqu'il abordait les problèmes de formation avec son interlocuteur», expliqua Mme Le Page, avant d'évoquer un certain «M. de Navacelle», présenté par elle comme «un ancien de Matignon, cabinet Bérégovoy-Cresson».
 Lors de cet entretien téléphonique, «il a été dit que M. de Navacelle était le coursier avec enveloppe, c'est-à-dire qu'il allait chercher des enveloppes, d'argent je présume, avant d'être ensuite embauché à l'UIMM», révéla Mme Le Page.

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