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Publié par christian guittard

17 mai 2008Par  Stéphane Alliès www.mediapart.fr (source et suite)
Le délégué du parti socialiste à l'Europe, «noniste» partisan d'une relance sociale de l'Union européenne, fait le point sur sa pétition appelant à «remettre le PS au travail» et sur l'avenir de la construction européenne. Entretien avec un intellectuel atypique dans la sphère socialiste, éphémère candidat à la dernière présidentielle, apôtre des 32 heures et auteur du Livre noir du libéralisme très critique à l'égard de la direction du PS. Après Jean-Pierre Mignard, Manuel Valls et Benoît Hamon, il s'agit du quatrième volet de notre série d'entretiens sur l'avenir du PS.

 

 Votre pétition a eu un certain écho. Où en êtes-vous dans votre démarche ?
En lançant cette initiative avec 18 parlementaires issus de toutes les tendances du parti, notre objectif était assez simple : obtenir que le PS et l'ensemble des forces de gauche se mettent au travail, de façon très concrète, sur les questions sociales et sur les questions européennes.
L'idée, c'était de prendre trois mois après les municipales pour tout mettre sur la table en s'ouvrant à tous ceux et celles qui ont des idées. Ecouter les militants et les élus, auditionner les syndicats, les mouvements patronaux, des experts, évaluer toutes les idées et dégager dix ou quinze propositions assez fortes pour construire un nouveau contrat social. De deux choses l'une : soit nous arrivions à créer un consensus (qui devenait le nouveau projet social du PS), soit il n'y avait pas de consensus et le prochain Congrès serait amené à trancher entre plusieurs lignes. Mais, en commençant par ce travail de fond, nous pensions que le Congrès serait moins violent et plus concret.

En quelques semaines, nous avons recueilli 7.400 signatures de militants et près de 20.000 signatures de citoyens «non-PS». Hélas, malgré le soutien de 18 parlementaires et de plusieurs milliers de citoyens, nous n'avons même pas été autorisés à déposer notre pétition à Solférino. Ce qui pose un vrai problème de démocratie interne.

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