Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Catégories

Archives

Publié par christian guittard

4458924589_2080371903.jpg

14 Mai 2010 Par 

Mathieu Magnaudeix (source et suite de l'article www.mediapart.fr)


Danièle Karniewicz prend le micro, l'air agacé. Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, vient de faire un éloge de la retraite par capitalisation, vantant un système «qui a l'immense avantage d'être mondialisé, de pouvoir associer les vieux Français aux jeunes des pays émergents. Nous aurions tort de nous priver de cette faculté». Ce genre de plaidoyer a le don d'irriter la présidente de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV), pilier du régime par répartition qui gère la pension de base de 12 millions de retraités du privé. «On croyait que la crise avait mis un terme à ce débat, eh bien non, il revient toujours», déplore-t-elle. Sur l'estrade, le ministre du travail Eric Woerth conclut  par une pirouette. Ce bref échange du mercredi 28 avril, lors d'un colloque organisé par le gouvernement, est l'un des rares moments où l'on a reparlé de la retraite par capitalisation dans le débat actuel sur la réforme des retraites.

Le recours à l'épargne privée pour arrondir les retraites était de toutes les discussions sur les retraites dans les années 1990 et 2000. Pas cette fois. La crise financière est passée par là. Si l'idée de se constituer un pécule pour ses vieux jours sur les marchés semblait pouvoir constituer, quand les actions flambaient, une alternative au régime par répartition, l'explosion de la bulle financière a douché cette hypothèse. Conséquence: alors qu'en 1993 comme en 2003, les plus libéraux n'hésitaient pas à réclamer l'introduction d'une dose significative de capitalisation dans le régime des retraites, le sujet semble évacué. Le gouvernement, qui doit rendre publique une première ébauche de sa réforme des retraites lundi 17 mai, n'a jamais évoqué cette piste. Il a préféré centrer sa communication sur un sujet plus consensuel, la sauvegarde du régime par répartition, menacé, dit-il, par le déséquilibre démographique. Et prépare les esprits au relèvement de l'âge légal de départ à la retraite.

Pourtant, les partisans de la retraite par capitalisation n'ont pas rangé les armes. Les fédérations patronales de la banque et de l'assurance mènent depuis le début des années 90 un lobbying intense pour accroître la part de la capitalisation. Et le projet de réforme des retraites que l'UMP présentera le 25 mai pourrait comprendre une extension des dispositifs d'épargne retraite à tous les salariés, admet Arnaud Robinet, député de la Marne, chargé du dossier pour le compte du parti présidentiel,


 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article