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1source et suite de l'article www.mediapart.fr par :  FABRICE ARFI ET KARL LASKE

L’affaire Sarkozy/Kadhafi rebondit sur le terrain judiciaire. Le parquet de Paris a sollicité l’entraide internationale avec la Libye afin que l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi, soit entendu à Tripoli sur les soupçons de financement occulte de Nicolas Sarkozy par le régime Kadhafi en 2007, selon plusieurs sources proches de l’enquête.

La demande d’entraide a été envoyée par le parquet de Paris aux autorités libyennes dans les jours qui ont suivi l’extradition, le 24 juin au petit matin, de M. Baghdadi en Libye. L’ex-chef du gouvernement libyen était jusqu’alors détenu en Tunisie. Le parquet avait déjà formulé une telle demande auprès des autorités tunisiennes, mais celle-ci avait été rendue caduque dès l’arrivée de M. Baghdadi à Tripoli.

Baghdadi al-MahmoudiBaghdadi al-Mahmoudi© Reuters

Les diligences du parquet de Paris ont été réalisées dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte après la plainte pour « faux » déposée par Nicolas Sarkozy contre Mediapart, qui avait répliqué en déposant plainte à son tour contre l’ex-chef de l’Etat pour « dénonciation calomnieuse ». 

Le 28 avril dernier, Mediapart avait révélé un document officiel libyen faisant état de la promesse d’un versement de 50 millions d’euros à l’occasion de la campagne présidentielle de 2007 de M. Sarkozy (voir ici). D’après cette note datée de décembre 2006, l’opération avait été supervisée par le Comité populaire général, soit le gouvernement libyen, dont M. Baghdadi était alors le chef.

Les enquêteurs de la police judiciaire ont entendu il y a quelques jours l’ancien ministre Brice Hortefeux, cité dans le document, comme l’a rapporté RTL.

A deux reprises, les avocats de Mediapart, Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, ont écrit au procureur de la République de Paris pour lui demander que M. Baghdadi, témoin clé des relations secrètes entre la France et la Libye entre 2005 et 2011, soit entendu par la justice française (voir ici). Pour cause : de nombreux avocats tunisiens de l’ancien chef du gouvernement libyen (Mes Korchid, Bouaouaja, Ben Othmane et Essid) ont confirmé publiquement ces dernières semaines que leur client avait évoqué avec eux l’existence d’un financement occulte de M. Sarkozy en 2007.

Tag(s) : #information

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