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Sarkozy et le social: la stratégie de la terre brûlée "Deutschland uber alles"

par christian guittard 30 Janvier 2012, 10:22 information

source et suite de l'article www.mediapart.fr par MATHIEU MAGNAUDEIX

Nicolas Sarkozy a abattu ses cartes. Dans une émission spéciale diffusée sur huit chaînes de télévision  et plusieurs radios, à 20 heures ce dimanche 29 janvier, le chef de l'Etat a annoncé une série de mesures économiques, du jamais vu à quelques semaines seulement d'un scrutin présidentiel. Alors qu'il n'est toujours pas officiellement candidat, Nicolas Sarkozy, multipliant les références à l'Allemagne, s'est posé en président du « courage », réformateur jusqu'au bout… et même jusqu'après, puisque les mesures annoncées entreront en vigueur après la présidentielle...

 

L'annonce la plus marquante est une hausse de la TVA de 1,6 point, afin de compenser la réduction de 13 milliards d'euros de charges sociales patronales. Après des années de débat — l'idée avait déjà été évoquée juste avant les législatives de 2007, faisant sans doute perdre à l'UMP près d'une centaine de sièges de députés —, l'Elysée qui n'en avait pas voulu jusqu'ici s'est décidé à mettre en place in extremis la fameuse “TVA sociale”, censée provoquer un « choc de compétitivité » en baissant le coût du travail.

Deuxième mesure : la promotion au sein des entreprises d'« accords de compétitivité » permettant aux chefs d'entreprise de négocier avec les représentants du personnel une réduction du temps de travail et/ou une baisse de salaires. Il s'agit ni plus ni moins d'un enterrement définitif des 35 heures. Une telle mesure sur le temps de travail juste avant une présidentielle : là encore, c'est du jamais vu. Lors du sommet social, les syndicats avaient signifié leur refus de voir s'ouvrir de tels chantiers si près de l'élection.

Mais Nicolas Sarkozy passe en force : « Le premier ministre François Fillon écrira aux partenaires sociaux dès demain matin pour leur demander de les négocier dans les deux mois qui viennent », a-t-il annoncé. En cas d'échec de la discussion — ou de« blocage idéologique », a insisté le chef de l'Etat, conscient d'avoir les grands syndicats contre lui —, le gouvernement reprendrait la main.

Nicolas Sarkozy a aussi annoncé une hausse de 2 % de la CSG (contribution sociale généralisée) sur les produits financiers, confirmé la mise en place d'une taxe sur les produits financiers, promu la déréglementation de la loi sur l'urbanisme pour doper la construction de logements et booster l'emploi dans le BTP. Décryptage des principales mesures.

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