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Publié par christian guittard

  • Anthropologue «baptisé comparatiste», Marcel Detienne a travaillé aux côtés de Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet à démythologiser «nos chers Grecs» éternels. Né à Liège en 1935, élève étranger à l'Ecole normale supérieure, il a fait une grande partie de sa carrière aux Etats-Unis comme professor of classics de la prestigieuse université Johns-Hopkins à Baltimore. C'est ce regard distant qu'il porte sur la France qui l'a conduit, plus récemment mais bien avant qu'un ministère de l'identité nationale ne soit institué, à questionner cet inlassable besoin gallo-romain de profondes et, si possible, chrétiennes racines.

     

     

     

    Dans un brillant pamphlet, publié en 2003, il se demandait, sans point d'interrogation, Comment être autochtone, et polémiquait d'une verve revigorante avec Fernand Braudel ou Pierre Nora, historiens obsédés par ce qu'il appelait le «français raciné». Il y examinait les «mythidéologies» tenaces, remontant au «pur athénien» de Platon moqué par Euripide.

     

     

     

    A l'occasion de la parution en poche d'une édition très largement remaniée de son livre précédent, Comparer l'incomparable, Detienne évoque brièvement dans sa préface l'actuel débat sur l'identité nationale. D'où l'envie de le solliciter plus longuement.

     

     

     

    Dans une première vidéo, «Comment être français», Marcel Detienne démonte la fabrique de l'identité nationale et revient sur la notion d'autochtonie.

     

     

     

    Dans une seconde vidéo, «Faut-il débattre de l'identité nationale?», il répond clairement par la négative, et revient sur la faiblesse de la posture critique chez des historiens trop souvent au service «de la maison France».
     
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