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Philippe Bilger traite Nicolas Sarkozy de « Caligula au petit pied ...

par christian guittard 16 Novembre 2011, 08:36 information

L'ex-avocat général à la cour d'assises de Paris, Philippe Bilger, qui a quitté la magistrature en octobre, exprime dans Le Monde sa déception sur Nicolas Sarkozy, dont il a été un "partisan enthousiaste" mais qui serait devenu selon lui "une sorte de Caligula au petit pied". 

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Caligula

Son règne[modifier]

Dès lors il s'achemina comme son grand-oncle vers le despotisme, s'adonnant, selon certaines sources, à la débauche (on lui prête entre autres une longue liaison incestueuse avec sa sœur Drusilla, qui pourrait trouver sa source dans la volonté d'imiter les mariages consanguins égyptiens et la tentation du despotisme oriental, que l'on retrouve chez Néron). Certains assurent qu'il était en fait déjà atteint psychologiquement avant son avènement, mais que, le pouvoir aidant, il devint vite un empereur tyrannique et mégalomane, se prenant pour Jupiter. Cependant, de nombreux historiens et écrivains modernes s'interrogent sur la folie réelle du jeune empereur7. L'étude des sources anciennes remet en question la théorie de « l'empereur fou »8.

Il ridiculisa le Sénat et l'institution des consuls (notamment en prostituant les femmes des sénateurs), fit assassiner ou bannir la plupart de ses proches, et on l'accuse encore de s'être amusé à faire pratiquer d'horribles tortures en plus de meurtres arbitraires. La principale source sur son règne,Suétone, est cependant très partisane, les méthodes de Caligula ne différant guère de celles de la plupart des Princeps. Il se concilia cependant le peuple notamment avec les jeux du cirque.

« Il était en toutes choses d'une inconstance telle que non seulement il se mit à copier l'impudence et la soif de sang de Tibère qu'il avait pourtant critiquées, en les dépassant même, mais les qualités qu'il avait louées, il ne les imita pas. Il fut le premier à l'insulter, le premier à l'outrager, si bien que les autres, pensant de cette façon lui être agréables, usaient avec Tibère d'une brutale franchise ; ensuite il le flatta et le glorifia, au point de châtier certains pour ce qu'ils avaient dit. D'un côté il détestait certaines personnes en tant qu'ennemis de Tibère, à cause de leur injures, mais d'un autre il détestait ceux qui le louaient, sous prétexte de leur amitié pour lui. Bien qu'ayant supprimé les accusations de lèse-majesté, il fit périr de nombreuses personnes pour ce motif. Et après avoir renoncé, comme il disait, à sa colère contre ceux qui s'étaient opposés à son père, à sa mère et à ses frères, après avoir brûlé leurs lettres, il fit exécuter bon nombre de gens à cause de ces mêmes lettres ; en fait il avait vraiment détruit quelques lettres, mais non pas celles, manuscrites, qui présentaient une preuve rigoureuse, seulement celles qu'il avait reproduites. De plus alors qu'il avait au début interdit qu'on lui élevât des statues, il entreprit de se consacrer des images ; il supprima aussi un décret instaurant des sacrifices à sa fortune, au point qu'il le fit graver sur une stèle, mais il imposa ensuite temples et sacrifices en son honneur, comme à un dieu. La foule, la solitude lui plaisent tour à tour ; qu'on lui demandât quelque chose ou qu'on ne lui demandât rien, il se fâchait. C'est avec une très grande promptitude qu'il s'occupait de certaines affaires, et il en est d'autres qu'il assumait avec une très grande nonchalance. L'argent, il le dépensait sans compter, mais il thésaurisait aussi de façon sordide. Ceux qui le flattaient, ceux qui lui parlaient librement, il les traitait pareillement avec irritation et joie. Il négligea de châtier beaucoup de grands criminels, et mit à mort beaucoup de grands innocents. Quant à ses compagnons, il en flattait certains sans mesure, pendant qu'il outrageait les autres à l'excès. Si bien que personne ne savait quoi dire ni comment agir avec lui, et si certains connaissaient quelque succès, il était dû davantage au hasard qu'à leur jugement. »

— Dion CassiusHistoire romaine, 59,4

C'est sous son règne qu'eurent lieu les émeutes anti-juives d'Alexandrie (38-40), un épisode relaté par Philon d'Alexandrie dans Légation à Caius.

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