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Rues, ruelles, impasses, artères et autres voies de nos villes ne sont pas identiques aux nationales, départementales et rocades. Une évidence pour tous ? Pas au regard du code de la route puisque la même logique routière s’y applique.

Pour cela, il y a urgence à mettre en oeuvre le code de la rue pour nos villes et nos villages ; la ville n’est pas réductible à une somme de routes dont l’objectif premier est de faciliter la circulation automobile, assignant à résidence les plus vulnérables et empêchant tout autre choix de mobilité.

La nécessité de densifier harmonieusement les agglomérations pour lutter contre l’étalement urbain et la volonté d’y recréer du lien social nous font dire qu’il est temps d’entrer à nouveau dans l’ère de la ville.

Pour une ville respectueuse de tous

Enfant, parent avec poussette, senior, accidenté de la vie, personne à mobilité réduite, cycliste, roller, piéton, chacun a droit à la ville. Un usage responsable de l’automobile en est la condition, en particulier grâce à une modération des vitesses.

30 km/h : un maximum en milieu urbain

La vitesse oblige le conducteur à porter son regard loin devant, essentiellement sur la chaussée, l’isolant de son environnement immédiat, en particulier de ce qui se passe sur les côtés. La ville disparaît au profit de la route et les usagers locaux sont réduits au statut d’obstacles.

C’est ainsi que l’enfant qui joue sur le trottoir et risque de s’élancer pour traverser la rue n’est pas vu. Et dans ce cas, comme plus le véhicule roule vite, plus ses distances d’arrêt s’allongent, l’accident devient presque inévitable. Or, si dans un choc à 50 km/h, le piéton est tué à coup sûr, il a de fortes chances de s’en sortir à moins de 30 km/h.

Les nuisances sonores baissent également avec la réduction de la vitesse.

En ville, tous ces bénéfices s’obtiennent contre un allongement de seulement quelques secondes par kilomètre parcouru : négligeable à l’échelle d’un trajet complet.

La limitation à 50 km/h doit donc devenir l’exception au lieu de la règle et réservée à des axes de transit.

Des avancées dans les textes… à dynamiser sur le terrain

Les premiers textes dits du « code de la rue » vont dans le sens de la ville apaisée : ils établissent le principe de prudence, créent la zone de rencontre (20 km/h, priorité piétons) et facilitent la traversée des piétons et la circulation des cyclistes (doubles sens cyclables obligatoires dans les zones apaisées et possibilité de tourne-à-droite aux feux tricolores).

Il apparaît essentiel que les responsables d’une part, mettent en œuvre les outils de progrès de ce « code de la rue », et d’autre part fassent connaitre et respecter les règles.

Ces dispositions renouent avec une ville pensée en termes de convivialité et de qualité de vie et nous voulons inciter chacun à poursuivre volontairement la démarche au travers de cet appel.

Ville 30, tous acteurs

Par cet appel, nous engageons chaque conducteur responsable -à commencer par nous-mêmes, signataires- à exercer sa liberté de modérer les vitesses :

en roulant de manière apaisée partout où la vie locale est présente,
en affichant son engagement à l’aide de l’autocollant « Ville 30, ville à vivre » disponible sur le site www.ville30.org

Une réduction de la vitesse pour augmenter la sécurité, la qualité de vie, la convivialité, renforcera l’idée de réhabiliter la ville pour ce à quoi elle était destinée : un lieu de vie et d’échanges.

Premiers signataires

Fédération des Usagers de la BicycletteRue de l’AvenirFrance AutopartageClub des Villes & Territoires Cyclables

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La voiture est indispensable, la zone 30 aussi

Auto’trement, coopérative d’intérêt collectif, qui regroupe plus de 2 500 usagers se partageant 100 voitures en libre-service à Strasbourg et en Alsace, donne son point de vue sur le projet de zone 30 à l’échelle de la capitale alsacienne.

Une station Auto’trement, place de Bordeaux . (Photo archives DNA)Une station Auto'trement, place de Bordeaux . (Photo archives DNA)  PAR FRANÇOIS GUYON, PRÉSIDENT, ET JEAN-BAPTISTE SCHMIDER, DIRECTEUR GÉNÉRAL D’AUTO’TREMENT

«Le projet de la municipalité de Strasbourg de porter les cœurs de quartier en zone 30, a le mérite de questionner la place que la voiture doit avoir dans notre ville. Le débat entre automobilistes échaudés et anti-voitures forcenés est caricatural.

«Adapter la voiture à la ville»

Les automobilistes strasbourgeois sont tous des piétons et très souvent cyclistes ou usagers des transports en commun. Ce qui signifie que la voiture est un mode de déplacement parmi d’autres, il s’agit de l’utiliser lorsque les autres modes ne sont pas pertinents.

L’automobile a la particularité de rendre les autres usages de l’espace difficiles. Il est donc temps aujourd’hui d’adapter la voiture à la ville. La première question que chacun pourrait se poser est la suivante : trouvez-vous que votre enfant collégien de 11 ans en vélo ou votre grande tante de 83 ans se déplaçant difficilement, sont en sécurité dans une rue où l’on roule à 50 km/h ? Et dans un quartier en zone 30 ? Il y a 9 fois moins de risque d’être tué lors d’un accident, sans compter les blessures graves. D’évidence, la zone 30 est adaptée à la ville car elle respecte les autres usagers et remet la voiture à une place comparable aux autres modes de transport.

Il convient aussi d’en mesurer les effets négatifs éventuels sur les déplacements automobiles. En quoi la voiture est-elle irremplaçable en ville ? Pour véhiculer des personnes ne pouvant se déplacer autrement, pour transporter des charges lourdes ou volumineuses, pour livrer les commerces, pour faire une série de trajets compliqués en transports en commun, pour partir de chez soi et y revenir lorsqu’on va à l’extérieur sans autre mode de transport possible etc. Aucun de ces usages ne sera empêché par la zone 30. Quant à la vitesse, il s’agit plus d’une impression que d’une réalité car où roule-t-on à 50 km/h de moyenne ? Une mobilité apaisée en ville vaut vraiment ces quelques secondes perdues.

Reste qu’au-delà de la mise en place des zones 30, la municipalité devra aborder la question de la sécurité des piétons et cyclistes sur les axes qui resteront à 50 km/h et poursuivre le développement des mobilités douces alternatives à l’automobile pour renforcer encore le bouquet de modes de déplacements offerts aux strasbourgeois.»

paru le 29/04/2011 dans DNA

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Paris bientôt à 30 km/h

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, s’est prononcé lundi au Conseil de Paris pour une extension de la limitation à 30 km/h « à un nombre plus important de voies » notamment près des écoles et des zones commerciales.

Afin de « respecter les piétons », d’ »assurer leur sécurité » et de « lutter contre le bruit », « nous allons étendre la limitation à 30 km/h à un nombre plus important de voies », a déclaré le maire lundi lors d’une intervention sur les déplacements dans la capitale, en ouverture du Conseil de Paris.

Cette extension pourra toucher les rues « à proximité des établissements scolaires ou des zones d’activité commerciales », a-t-il expliqué. Annick Lepetit, adjointe chargée des déplacements, a ensuite précisé que les 30 km/heure pourraient s’appliquer dans le cas de nouveaux aménagements, « comme l’avenue de Clichy ». Et pourquoi pas, a-t-elle lancé, « dans tout Paris? ».

Près de 70 quartiers sont déjà en zone trente, a-t-elle indiqué.

 

source AFP

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