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Hippodrome de Compiègne: le rapport qui accable Eric Woerth

par christian guittard 7 Février 2012, 14:42 information

source et suite de l'article www.mediapart.fr par :  MICHEL DELÉAN

Comme nous l'indiquions le 21 janvier, l'ancien ministre du budget, Eric Woerth, a bel et bien bradé les terrains forestiers et l'hippodrome de Compiègne, cédés pour 2,5 millions par l'Etat à la Société des courses de Compiègne en mars 2010. Mediapart a pu prendre connaissance du rapport d'expertise remis le 13 janvier à la commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR). La conclusion est claire et nette.

Les experts fixent à 8,3 millions d'euros – après abattement  la valeur de l'ensemble (qui comprend également un golf). Pour bien se faire comprendre, ils concluent leur rapport de 152 pages en ces termes : « La valeur vénale du foncier, des équipements et des bâtiments dégagée ci-dessus est de nature à remettre en cause le bien-fondé du prix payé à l'Etat par la Société des courses de Compiègne au regard des stipulations des articles 25 et 26 de la convention d'occupation. » On ne saurait être plus clair.

Les trois experts (un expert forestier, Vincent Hibon, un ingénieur génie civil, Jean-Louis Auvergne, et un géomètre-expert, Michel-Patrick Lagoutte) avaient été désignés par la CJR en mars 2011. Leur épais rapport retrace d'abord l'historique de la forêt de Compiègne, où chassait Louis XV, et celui du champ de courses, dont l'origine remonte à 1871.

Longtemps loué à la Société des courses de Compiègne, l'hippodrome du Putois ne lui a finalement été cédé, on s'en souvient, qu'à cause de l'insistance d'Eric Woerth, alors que le ministère de l'agriculture et l'ONF s'y opposaient, les forêts domaniales ne pouvant être vendues par l'Etat.

 

Eric et Florence WoerthEric et Florence Woerth
Les experts, eux, notent ceci, à propos du bail signé en 1970 : « Les clôtures, les tribunes, bâtiments divers et d'habitation, écuries, guichets de paris mutuel servant à l'exploitation de la société des courses (de Compiègne) sont également la propriété de l'Etat », et « il en est de même à tous égards des constructions qui seront élevées au cours du bail ».

 

Une « convention d'occupation rétroactive au 1er janvier 1986 » stipule encore, dans son article 5, que tous les aménagements réalisés sur l'hippodrome sont propriétés de l'Etat. Enfin, une « convention d'occupation temporaire » de novembre 2003 (article 26) précise que, « à la cessation pour quelque cause que ce soit de la présente convention et, à défaut, de son renouvellement au profit de la société des courses de Compiègne, l'Etat aura la faculté soit de conserver, sans être tenu de verser une indemnité à ce titre, les installations et constructions qui auraient été réalisées par le bénéficiaire et son sous-locataire, soit de demander à celle-ci de les enlever et de remettre les lieux dans leur état primitif ».

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