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Publié par christian guittard

 

12 Avril 2010 Par 

Laurent Mauduit  source et suite de l'article www.mediapart.fr

 

 

La révélation par Mediapart que Nicolas Sarkozy comptait annoncer dès mardi 13 avril la nomination de l'un de ses proches, Alexandre Bompard, à la tête de France Télévisions a eu un effet boomerang. Après plusieurs réunions de crise et de nombreux conciliabules, dans un climat de colère et d'inquiétude, l'Elysée hésite désormais à suivre le calendrier initialement prévu.

Rapportant des informations qui recoupent celles recueillies par Mediapart, le journaliste de L'Express, Renaud Revel, raconte sur son blog (on peut le consulter ici) l'embarras dans lequel se trouve le chef de l'Etat: «C'est un vent de panique et de colère qui a secoué l'Elysée tout ce week-end. La publication dans la presse d'informations précises indiquant que le patron d'Europe 1, Alexandre Bompard, était en passe d'être nommé, dans les tous prochains jours, à la présidence de France Télévisions, (...), a déclenché une tornade à l'Elysée et obligé Nicolas Sarkozy à réagir au quart de tour. Rendu furieux par la tonalité critique d'un certain nombre d'articles (dont un publié sur le site Mediapart) et par de nombreuses fuites en direction de la presse, le chef de l'Etat a convoqué samedi soir à la Lanterne une réunion de crise à laquelle ont participé un poignée de conseillers du président, ainsi qu'un représentant du groupe Lagardère dont Alexandre Bompard est le salarié.»

 

Le journaliste ajoute : «Et Sarkozy a tonné. Furieux, il a reproché à ceux qui sont aux premières loges de ce dossier de s'être trop agités, d'avoir trop parlé avant que son choix ne soit définitivement annoncé. Houleuse, cette réunion s'est achevée sur une consigne stricte: plus un mot à l'extérieur! Et sur une décision: je sursois à toute nomination.»

 

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy aurait aussi téléphoné à Alain Minc et à Stéphane Courbit pour leur reprocher en des termes véhéments d'avoir trop parlé et d'avoir compliqué une opération commando qui suscite désormais une controverse avant même d'avoir commencé. Une controverse parce que le chef de l'Etat veut porter à la tête de France Télévisions l'un de ses proches, et faire du groupe public sa chasse gardée. Une controverse aussi parce que le même Alexandre Bompard est aussi un ami proche d'Alain Minc et de Stéphane Courbit, qui sont les principaux protagonistes de la sulfureuse privatisation de la régie publicitaire de France Télévisions.

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