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Et maintenant... l'espionnage des ordinateurs!

par christian guittard 13 Septembre 2011, 15:25 information

 PAR LOUISE FESSARD source et suite de l'article www.mediapart.fr

Dans le cadre de la lutte contre le crime organisé, policiers et gendarmes pourront désormais utiliser sous la houlette d'un juge d'instruction des mouchards informatiques, les informant en temps réel des données saisies ou consultées par un suspect sur un ordinateur.

 

Les mouchards seront installés physiquement sur l'ordinateur ou via des logiciels espions.Les mouchards seront installés physiquement sur l'ordinateur ou via des logiciels espions.

 

Prévue par la loi Loppsi 2 du 15 mars 2011, la captation des données informatiques a vu ses modalités techniques précisées par une circulaire du ministère de la justice publiée le 31 août.

Les enquêteurs pourront s'introduire discrètement (sans restriction horaire s'ils ont l'autorisation du juge des libertés et de la détention) au domicile du suspect, dans sa voiture ou n'importe quel autre lieu privé (y compris ouvert au public comme les cybercafés) pour installer sur un ordinateur un keylogger (enregistreur de frappe).

«Le grand public a déjà accès à ce type d'outils, qui ont le format d'une clef USB et se branchent entre le clavier et l'unité centrale ou qui peuvent même être dissimulés dans le clavier», remarque Jérémie Zimmerman, un des fondateurs de la Quadrature du net.

Autre option, la circulaire réserve aussi la possibilité aux officiers de police judiciaire d'utiliser des «logiciels pouvant être installés par un réseau de communications électroniques, ne nécessitant pas d'installation physique sur l'appareil». Bref, un banal logiciel espion. 

Rien ne garantit toutefois que les éditeurs de logiciels antivirus et antispyware accepteront de faire une exception pour un logiciel «malveillant» de la police française. En septembre 2010, Eugène Kapersky, spécialisé dans le développement de logiciels de protection interrogé par Le Point, refusait de diffuser des mises à jour spécifiques à différents pays.

«Je pense que nos clients en Allemagne ou au Royaume-Uni n'apprécieraient pas que nos logiciels ne détectent pas les policewares du gouvernement français, expliquait-il. Nos solutions contre les logiciels malveillants sont un peu comme un détecteur de métaux : peu importe qui porte une arme à feu, policier ou criminel, le portique sonnera.» Dans ce cas, une petite équipée nocturne au domicile de l'intéressé s'imposera...

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