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Eric Woerth a bien bradé l’hippodrome de Compiègne

par christian guittard 21 Janvier 2012, 15:51 information

source et suite de l'article www.mediapart.fr par MICHEL DELÉAN

 

Les terrains forestiers et l’hippodrome de Compiègne cédés par Eric Woerth en mars 2010 ont bel et bien été bradés. Le collège de trois experts désigné début 2011 pour expertiser la valeur de ces biens a remis son rapport à la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) voici quelques jours.

Or, selon des informations obtenues par Mediapart, la conclusion de ces experts est formelle : les 57 hectares de terrains, comprenant des forêts, un golf huppé et un hippodrome, le tout à proximité du château de Compiègne, valaient entre 8 millions et 10 millions d'euros, soit plus du triple du prix auquel le ministre Eric Woerth les a cédés à la Société des courses de Compiègne (2,5 millions). Les experts critiquent également la cession de gré à gré des terrains, qui a empêché toute mise en concurrence.

Eric WoerthEric Woerth© DR

Personnellement visé par une instruction pour « prise illégale d’intérêts », l’ancien ministre du budget a été placé sous le statut de témoin assisté (un statut hybride entre le simple témoin et le mis en examen) le 4 mai dernier par la CJR. Son épouse, Florence Woerth, a pour sa part été entendue comme témoin par la commission d’instruction le 7 décembre 2011. Plusieurs hauts fonctionnaires du budget, de l’agriculture et de l’Office national des forêts (ONF) ont, par ailleurs, été interrogés ces derniers mois.

Véritable temps fort de l’instruction menée depuis un an par la CJR, ce rapport des experts – un géomètre, un spécialiste des questions forestières et un expert en évaluation de biens immobiliers – fait voler en éclats la défense d’Eric Woerth. Jusqu’ici, l’ancien ministre du budget s’est toujours défendu d’avoir commis une quelconque irrégularité ou d’avoir lésé les intérêts de l’Etat dans le dossier de Compiègne. Son avocat, Jean-Yves Le Borgne, a eu des contacts avec les trois experts, mais ne semble pas avoir réussi à les convaincre.

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