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Publié par christian guittard

 

Pour les fameux compteurs qui devraient être installés bientôt et qui devraient nous être facturés au prix très très fort (vers les 300 € ), et qui, de surcroît, ne seraient pas fiables : il ne faudra rien signer.
On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux compteurs, et de les changer : par contre, comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune obligation de signer quelque document que ce soit, et, du moment que nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas nous obliger à payer ces compteurs…. Attention aux signatures : aucune, même pour la réception de travaux etc …
 
Les tarifs d’électricité vont augmenter pour permettre la concurrence ! à terme, l’usager peut s’attendre à des hausses substantielles de sa facture, comme cela s’est déjà produit pour le gaz, ne laissons pas faire !

C'est la loi NOME, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le gouvernement.
Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas - plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF) - le gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.
La loi étant passée dans une relative indifférence, à partir du 1er janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.

Un véritable hold-up !

Nouveaux compteurs électriques

Les usagers court-circuités

img_alainbazotAlain Bazot
Président de l'UFC-Que Choisir

Avec la hausse annoncée du prix de l’électricité dès janvier et les augmentations prévisibles suite au vote de la loi sur la nouvelle organi­sation des marchés de l’énergie, les Français vont devoir maîtriser leur consommation. Or, les nouveaux compteurs en cours d’expérimentation servent surtout les intérêts d’ERDF et des fournisseurs d’électricité.

Appareils d’un nouveau type, dits « intelligents », les compteurs Linky ­relèvent et transmettent à ERDF, la filiale d’EDF qui gère la distribution d’électricité, la consommation électrique de chaque abonné pratiquement en temps réel. ­Progressivement, ils sont censés remplacer les 35 millions de boîtiers actuels d’ici à 2020. Une expérimentation est en cours dans les régions de Lyon et de Tours, et force est de constater que ça disjoncte ! Le planning de pose dérape, les compteurs sautent un peu trop facilement et la ­télétransmission des données ne se fait pas. Mais au-delà de ces difficultés ­techniques, que le gouvernement balaie d’un revers de la main en accélérant la phase d’expérimentation, le vrai problème réside dans l’absence d’avantages décisifs pour les consommateurs. En effet, contrairement à l’engagement pris dans la loi Grenelle 1 de l’environnement, ces nouveaux compteurs ne leur permettent pas de « mieux connaître leur consommation d’énergie en temps réel et ainsi de la ­maîtriser », puisque les abonnés ne dis­posent pas d’un ­affichage leur donnant la ­possibilité d’adopter un comportement plus économe. Non seulement inutiles, les modèles Linky sont particulièrement onéreux. Comptez de 120 à 240 euros pour un appareil, laissé à la seule charge du consommateur alors qu’en Italie son coût est non seulement moindre (80 euros), mais aussi financé par le ­fournisseur, ENEL. Loin d’être limités à l’UFC-Que Choisir, ce constat et les ­critiques sont partagés par l’Ademe. Dans une note confidentielle au ministère de l’Écologie, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie exprime de ­sérieux doutes sur l’efficacité du compteur Linky et fustige ce boîtier qui ne ­permet pas aux abonnés d’avoir connaissance en temps réel de leur consommation, ce qui empêche évidemment toute maîtrise. Bien décidés à faire de ce nouveau ­compteur leur poule aux œufs d’or, les ­fournisseurs d’électricité entendent ­proposer cet affichage en temps réel ­comme un service payant… Quelle belle idée du développement durable et de la possibilité pour tous, notamment les plus modestes, de maîtriser leur consommation électrique ! S’il ne veut pas supprimer totalement l’intérêt écologique et ­économique de ces compteurs, le ­gouvernement serait bien inspiré d’inter­venir pour rendre obligatoire l’affichage en temps réel de la consommation pour les particuliers et le partage du coût des compteurs entre ces derniers, ERDF et les fournisseurs d’électricité. Plus que les compteurs, c’est aux décideurs d’être intelligents !

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