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Publié par christian guittard

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La sobriété est incontournable. C'est l'obligation de choisir entre l'essentiel et
le superflu. C'est une règle morale. Elle pose, en termes nouveaux, la question de la justice et de la redistribution : parce que la sobriété doit évidemment être proportionnelle aux possibilités de chacun, l'exigence de sobriété est d'autant plus forte que les revenus sont élevés. Le but de la sobriété est de faire en sorte que chacun accède à l'essentiel.
Aujourd'hui, dans un système où, chaque année, il y a au mieux 2 % de plus à distribuer, où il faut 110 ans pour doubler le niveau de vie, le superflu des uns est un prélèvement sur l'essentiel des autres. Il y a un gros problème de redistribution.
Il faudra le traiter de manière créative, parce qu'évidemment, parler de sobriété, c'est risquer d’être mal compris et de donner le sentiment d’injurier les pauvres. En outre, il ne faut pas projeter l'image d'une société triste, d'une société régressive, ni tomber sur l’écueil de la décroissance, avec tous les problèmes que cela pose. Il faut moins de créativité axée sur les moyens et plus d’intelligence orientée vers les fins. La fonction de la créativité aujourd’hui, c’est de donner du sens ou, simplement, de le
retrouver. Il faut viser un développement qui permette un authentique équilibre entre le professionnel, le relationnel et le spirituel. Nous avons perdu le sens de l’équilibre entre ces trois dimensions essentielles du développement de la personne.
Ainsi faut-il revoir les ressorts fondamentaux de la société. Ce sont eux qui sont en cause aujourd'hui. Nous assistons à la fin d'une certaine conception utilitariste et individualiste du bonheur.
Ce ressort-là a épuisé ses effets. La société va être obligée de travailler plus
sur les modes de vie que sur les niveaux de vie, plus sur des questions de qualité que de quantité, être moins axée sur l'excitation et plus sur l'élévation, chercher moins la satisfaction que la réalisation. Mais ces aspirations n'ont pas encore trouvé leur mode d'expression politique et démocratique.
Comment le système de valeurs va-t-il pouvoir se mettre en place pour supporter cette reconversion globale de la société ?
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