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Publié par christian guittard

  • La semaine passée, Nicolas Sarkozy avait été très clair. Vendredi 12 mars, à la veille du premier tour des élections régionales, dans un entretien auFigaro Magazine, il avait catégoriquement exclu un remaniement d'importance, au motif que l'enjeu des élections était seulement régional: «Que les choses soient bien claires. Le scrutin des 14 et 21 mars est un scrutin régional: ses conséquences seront donc régionales. Cela ne veut pas dire que je ne doive pas écouter les Français. Je serai bien sûr attentif à ce qu'ils diront. Nous verrons s'il conviendra d'envisager une nouvelle étape politique après la réforme des retraites, si importante pour la France et pour les Français. Cela ne signifie pas qu'il ne puisse pas y avoir quelques adaptations gouvernementales d'ici là...»

    Incrédule, Le Figaro Magazine avait insisté: «Donc, pas de grand remaniement et moins encore de changement de Premier ministre après les régionales...» Réponse tranchante du chef de l'Etat: « Si l'on devait changer de gouvernement du simple fait des élections régionales, ce serait parfaitement incohérent avec la dimension régionale de ce scrutin. J'insiste sur ce point: si un scrutin régional devait avoir des conséquences nationales, alors que ferait-on lors d'un scrutin national?»

     

    Sur la question du débauchage des personnalités issues de la gauche, le chef de l'Etat avait juré ses grands dieux qu'il ne changerait pas de cap: «Je ne pratique pas l'ouverture pour gagner des suffrages. Je n'ai même jamais pensé qu'elle pouvait faire gagner des voix. En revanche, le sentiment que le président de la République oublie les considérations partisanes au moment où il choisit les personnes qu'il doit nommer, qu'il le fait avec l'exclusive préoccupation de leur compétence contribue à apaiser les tensions toujours à l'œuvre dans un pays comme la France (...) J'ajoute que le sectarisme, l'esprit de clan, l'Etat mis au service d'un parti est le contraire de l'idéal républicain. On devrait se réjouir de cette pratique nouvelle dans notre pays et pourtant habituelle chez nos voisins

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