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ADSEA du Cantal : l'implosion à court terme

par christian guittard 14 Septembre 2011, 07:48 information

Le même courrier a été adressé au président du Conseil général et au directeur de l'ARS qui, comme le préfet, se sont fait un devoir de pratiquer la politique de l'autruche.
Plus encore: ils apportent leur soutien à un président illégitime, puisque ultra minoritaire, au sein de son conseil d'administration.
Ceci n'est qu'un début.

Monsieur Jacky Gauthier

4, rue de l'Authre

15 250 – NAUCELLES

 

 

                                                              Monsieur Marc-René BAYLE

                                                              Préfet du Cantal

                                                              Cours Monthyon

                                                              15 000 AURILLAC

 

                                                       Naucelles, le 10 septembre 2011

 

 

 

 

 

Monsieur le Préfet,

 

 

« Nouvelles priorités, réformes en profondeurs : le président de l'ADSEA du Cantal est bien décidé à recrédibiliser l'association. En faisant le grand ménage », lisait-on dans La Montagne, au lendemain de l'Assemblée générale d'octobre 2010.

 

Dressant l'état des lieux, « Robert Caldayroux, ajoute La Montagne, ne mâche d'ailleurs pas ses mots, évoquant des démissions en cascade, des problèmes de  financement, et, au final, une perte de crédibilité ».

 

Nous avons cru en ce message, comme nous adhérons sans réserve au projet élaboré par M. Orient. Onze mois après, force est hélas de constater que, loin de régresser, le délabrement dénoncé s'est accentué, pour partie sans doute en raison de la disponibilité relative du président, très pris par d'autres fonctions, locales, régionales et nationales.

 

Comme promis par le président, beaucoup de chantiers ont été lancés, ou simplement évoqués, mais aucun n'a abouti. Certains n'ont même pas reçu le moindre commencement d'exécution. La fermeture du CAR Limagne constitue, de ce fait, la seule réalisation marquante de l'exercice en cours.

 

 Destiné à assurer « un meilleur service, une meilleure visibilité », le « regroupement de toutes les comptabilités au siège », promis par Robert Caldayroux, est au point mort, faute de cadre financier.

 

Présentés comme la colonne vertébrale « d'une nouvelle gouvernance », les trois pôles, « enfance et handicap, adulte et handicap et enfance-famille », n'ont pas davantage vu le jour, sans que l'on sache s'ils sont simplement en sommeil, ou carrément enterrés.

Qui se hasarderait, aujourd'hui, à juger crédible, le projet de restructuration du CAR Limagne, dont le montant pharaonique serait alimenté par des sources de financement approximatives et/ou aléatoires ?

Plutôt que d'entrer en conflit ouvert avec une directrice générale qui « court-circuite les lignes hiérarchiques, en traitant parfois directement avec les salariés, fait la sourde oreille aux remarques et observations des professionnels, et remet en cause le bon déroulement de missions en cours

d'exécution, par des interventions intempestives », Philippe Vasselier, pressenti pour prendre la direction du pôle handicapés adultes, a préféré remettre sa démission.

 

S'ils restent en poste, la plupart des cadres supérieurs de l'ADSEA connaissent les mêmes difficultés relationnelles.

 

« Le site d'Allanche ne fermera pas », avait assuré le président. Certes, mais il sera réduit aux acquêts, et le redéploiement de la majeure partie de son personnel est en cours.

Les vérifications opérées par la trésorière ont mis au jour une gestion erratique, frappée au coin de l'improvisation.

Les relations avec les représentants du personnel se sont fortement détériorées, si l'on en croit le dernier rapport moral du Comité d'entreprise, qui déplore « l'impossibilité d'avoir des discussions sereines avec le président de séance » « la perte de confiance des salariés de l'ADSEA dans leurs dirigeants », avant de conclure : « Cette politique empirique, dont la lisibilité est des plus complexes, et dans laquelle les paradoxes se côtoient, n'aide pas à travailler sereinement et à apporter aux jeunes et aux adultes accueillis l'aide et la protection qui leur sont dues ».

Avant le début des vacances d'été, les deux syndicats majoritaires se sont départis de leur discrétion habituelle pour publier un tract dans lequel ils affirment que « l'ADSEA est en danger », et font état d'un « risque d'explosion ».

Ce ressenti des cadres, du personnel, n'est hélas pas très éloigné de celui de huit des douze administrateurs de l'ADSEA qui, après avoir multiplié en

 

 vain les propositions, n'entendent ni camper dans une opposition aussi stérile qu'épuisante, ni se complaire plus longtemps dans un climat délétère. Ils souhaitent donner un nouveau souffle à l’association, dans le double souci de favoriser l’insertion sociale, le mieux-être des handicapés, des jeunes en difficultés, et le plein épanouissement des salariés.

Au fil des épreuves traversées depuis plusieurs mois, des liens d’amitiés se sont forgés. Des personnalités différentes, issues d’horizons les plus divers, ont appris à se connaître et à s’apprécier. Nous en sommes ainsi venus à former une véritable équipe, riche de la diversité de ses sensibilités et de ses expériences.

Cette équipe juge venu le moment  de faire prévaloir la légalité démocratique, qui permettra à une large majorité de mettre un œuvre un projet alternatif, frappé au coin de la concertation, du bon sens, de l'apaisement, et d'une gestion rigoureuse des deniers publics.

Le bons sens commande en premier lieu de geler les projets pharaoniques ou les initiatives hasardeuses, de privilégier la remise à niveau des infrastructures existantes, de structurer la compatibilité de l'association, en s'attachant les services d'une personne compétente,  et de constituer une véritable équipe de direction, qui permette à l'encadrement d'exercer pleinement ses délicates responsabilités.

Parce que la prise en charge de publics difficiles ne peut être que le fait de salariés motivés, adhérant aux objectifs de l'association, la relance d'un dialogue social constructif et confiant constitue, à nos yeux, une priorité. La nécessaire réorganisation des établissements et des services ne se conçoit qu’avec les personnels. Elle ne saurait se faire contre eux.

Une réflexion sera engagée, pour mettre en place une mutualisation destinée à mieux ajuster le déploiement des moyens à l'évolution des besoins, dans un contexte de rigueur financière.

Une large concertation sera lancée, en vue d'élaborer un projet pluriannuel, susceptible de déboucher sur la signature d'un contrat d'objectifs et de moyens.

Enfin, compte tenu de la faible population du département, de la modicité de son potentiel fiscal, et des difficultés financières auxquelles sont confrontées les collectivités territoriales, la concurrence entre associations poursuivant les mêmes buts n'est pas tolérable. Sur ce plan aussi, nous entendons être les moteurs d'une concertation qui permettra de supprimer

 

 les doubles emplois, de créer des passerelles, des formations communes, voire de mener à bien, ensemble, dans le cadre de groupements de coopération, des réalisations qu'une association ne saurait conduire seule.

 

Voilà brièvement exposées, Monsieur le Préfet, les grandes lignes du projet que nous nous préparons à mettre en œuvre. Nous sommes tout naturellement à votre disposition, pour vous fournir de plus amples informations.

Nous devons accueillir les représentants de vos services au siège de notre association, le jeudi 15 septembre prochain. Nous comprendrions fort bien qu'au vu des éléments que nous venons de porter à votre connaissance, vous fissiez le choix de reporter cette réunion à une date plus propice à des échanges constructifs.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de notre respectueuse considération.

 

 

Pour le collectif de huit administrateurs

 

 

 

Jacky GAUTHIER

Premier Vice-président

commentaires

schaff 13/12/2011 14:27


Ce n'est pas la seule obédience... mais celle-là pèse par son incompétence et ses ramifications de même nature à l'ASCLAAH d'Espinassol-Parlan. Administrateurs communs avec l'ADSEA, certains ont
leurs fils salariés, comme à Espinassol et ce en contradiction avec les statuts de l'association. Lire sur La Montagne qu'à Espinassol ça va mieux qu'à l'ADSEA celà démontre la méconnaissance de
la situation réelle par l'auteur de ce propos. L'inspection du travail vient de refuser un licenciement de délégué du personnel à Espinassol et s'en est suivi un courrier du président Caldeyroux
aux salariés contre le syndicat auquel est affilié le délégué du personnel. C'est tout simplement scandaleux de chercher à contraindre les salariés de la sorte. Bonne chance à ce président qui
serait encore en quête d'une présidence de C.A. pour exercer ses "compétences" et se reclasser à La Châtaigneraie maursoise. Mais qui va pouvoir mettre un terme à cette boulimie de pouvoir et
d'autorité ?


 


 

SCHAFF 12/10/2011 12:23



Je reviens sur la gestion des associations ADSEA et ACSLAAH Espinassol : il est curieux de voir sur le net que la cooptation d'administrateurs dans ces deux associations ait permis l'addition
d'autant de gens connus pour leur appartenance et militantisme à la CFE-CGC. Je ne pense pas qu'il existe d'autres conseils d'administration d'associations dans le Cantal, en dehors de celui
l'UD-CFE-CGC, cumulant autant de personnes (et couple) de la même obédience syndicale. Je constate que les faits en cours dans ces deux associations à vocation manifestement sociale ne démontrent
pas qu'une telle cooptation d'administrateurs soit un gage de compétence de gestion de l'objet associatif et de gestion du personnel. Cela devrait interroger la tutelle administrative car les
problèmes constatés concernent autant les résidents que les salariés dont le professionnalisme ne saurait être sans cesse remis en question par des conseils d'administration composés de manière
aussi particulière. Comme j’ai eu  l’occasion de le dire à certains de ces dirigeants dans le cadre d'un mandat syndical précis : « Il vaut mieux avoir à faire parfois en tant que partenaire
social à certains patrons du secteur privé commercial, artisanal ou industriel qu'à d'anciens syndicalistes devenus employeurs ! »


Jean Louis Schaff


 



christian guittard 12/10/2011 16:48



 obédience syndicale? est ce la seule obédience?



SCHAFF Jean Louis 01/10/2011 16:11



Et que se passe-t-il à Espinassol où ce même
président (ancien dirigeant de la CFE-CGC) et une directrice (ancienne déléguée syndicale CFDT de l'hôpital d'Aurillac) pourchassent un élu du personnel qui a 20 ans d'ancienneté et ce depuis
2008 ; ce dernier vient d'être accusé de faute lourde avec intention de nuire sur des bases arbitraires qui devront être soumises à l'inspection du travail. Cette chasse à l'homme est intolérable
et caractérise comme à l'ADSEA Cantal des difficultés de gestion cachées sous une autorité de façade. Souhaitons que les pouvoirs publics ouvrent effectivement les yeux sur ces gestions
d'associations qui n'en finissent pas d'avoir des problèmes de gestion de personnel. Heureusement qu'il y a des gens qui ouvrent les yeux et qui refusent d'être conduits comme des moutons de
Panurge.


jls



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