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Les ravages de l'alcool (a part translated in English)

par christian guittard 5 Juillet 2007, 07:37 information



Une publicité

post electorale



Les ravages de l'alcoolisme dans le département

 

Environ 100 morts par an dans le Cantal

 

Aujourd'hui en France, ce sont 35 à 45 000 décès par an qui sont attribués à la consommation d'alcool, ramené au département du Cantal cela représente approximativement 100 morts par an. Une commune comme Rouziers est presque rayée de la carte Cantalienne tous les ans. Comme dans tous les départements, l'alcoolisme est en train de se banaliser de plus en plus.

Pour preuve les chiffres de la justice Cantalienne, sur 767 jugements correctionnels et 180 ordonnances pénales, 438 condamnations portent sur une conduite en état alcoolique (soit 46 %). Lorsque pour une condamnation, une mise à l'épreuve a été prononcée, le juge d'application des peines suit la sanction. En 2006 se sont 257 mises à l'épreuve qui ont été prononcées, le volant annuel géré par le même juge est d'environ 400 affaires(3/5 sont liés à l'alcool). En restant dans les chiffres, l'association pour la prévention en alcoolisme (AANPA) a reçu en 2006 440 patients suivis pour un problème d'alcool. La majorité de ceux-ci avait entre 30 et 59 ans.

Dans la pluspart des cas la réadaptation passe par une cure de sevrage (on ne dit plus désintoxication, le terme devait être trop fort). Elle s'effectue sous contrôle médical en mode ambulatoire pour autant que le patient ne présente pas de contre indication, ce qui lui permet de ne pas se couper de son milieu de vie. (en 2006 à Aurillac 35 le sevrage ambulatoire et 46 orientations pour des sevrages institutionnels ont été définis).

Comme l'alcoolisme engendre facilement des dégâts importants dans l'entourage, l'AANPA à réalisé 131 entretiens pour 79 personnes en 2006. Dans une famille où l'un des deux parents est malade de l'alcoolisme, les enfants sont souvent en première ligne pour vivre dans la détresse et certaines fois recevoir des coups.

Comme l'alcoolisme reste un tabou, ce n'est qu'une infime partie des enfants touchés qui sont pris en charge par les services sociaux. Mais aujourd'hui on a tendance de parler d'addictologie en général. Cela regroupe des consommations d'alcool, de drogue et de tabac et même certains médicaments psycho actifs. L'addictologie devient la science de la dépendance, il est vrai qu'il est fréquent que des consommateurs fument, boivent et se droguent. Les risques sont alors multipliés.

À Aurillac, trois associations s'occupent d'addictologie l'AANPA(alcool), APT (drogue) et CODES (tabac) dans des frontières un peu floues. Elles sont en train de rédiger un Yalta Cantalien de l'addictologie où les tâches de chacun seront définies avec précision. Il devrait être signé dans les prochaines semaines.

D'autres chiffres sont aussi impressionnants. Le coût économique des crimes et délits en lien direct avec l'alcool est estimé à environ 4 milliards en France. Ces coûts intègrent les frais de police, de tribunaux et de prison, de prévention des crimes, d'assurance et de dommages sur les biens. Un rapport des états généraux de la santé chiffre le coût global à 17,53 milliards d’euros des dégâts de l'alcool.

À ce coût énorme, il est difficile de rester serein par rapport aux dépenses publicitaires des alcooliers qui se sont montées en 2003 à 237 millions d'euros. La prévention, elle n'a dépensé que 4,5 millions d'euros soient 60 fois moins. Le rapport de force est impressionnant.

 

Quelques repères sur l'alcool

L'alcool et les accidents

L’alcool est aussi impliqué dans la survenue de nombreux accidents de la circulation et du travail, l’apparition de certains troubles mentaux et la commission de violences. Ainsi, l’alcool est la deuxième cause d’accidents après les excès de vitesse. 31 % des accidents mortels et 9,4 % des accidents corporels lui sont imputables. En ce qui concerne le risque alcool en entreprise, la détermination exacte du nombre d’accidents du travail ayant pour cause une imprégnation
alcoolique est difficile à cerner. Entre 10 et 20 % du total des accidents du travail pourraient être concernés.

 

L'ignorance de la dangerosité

La plupart des Français ignorent aussi les équivalences entre les boissons alcoolisées. L’étude qualitative sur les hommes et l’alcool révèle, en effet, que, contrairement aux alcools « dits forts », le vin et la bière ne sont pas considérés potentiellement comme dangereux. Parmi tous les alcools, le vin jouit d’un statut particulier. Boisson consommée le plus régulièrement, elle reste encore, pour la majorité des consommateurs, liée au repas, au point d’être assimilée à un aliment. Cette légitimité accrédite le fait que sa consommation est sans risque, voire bénéfique pour la santé. En revanche, pour les personnes originaires du nord de la France, la bière représente un alcool inoffensif, dont la consommation est vécue comme un besoin naturel. Compte tenu de ces représentations du caractère anodin de la consommation de bière ou de vin, les consommateurs concernés résistent fortement à l’idée de réduire leur consommation quotidienne de ces boissons.

Ces prises de position trouvent essentiellement leur source dans le concept de paradoxe français qui tend à démontrer que l’alcool aurait un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires. Ce concept de paradoxe français n’est, toutefois, pas exempt de réserves et de critiques.

Cette difficulté à appréhender les équivalences entre les alcools se retrouve aussi chez les femmes enceintes et leur entourage. En effet, la bière, le vin et le champagne bénéficient toujours d’une image positive de produits naturels, traditionnellement inoffensifs pour la santé. A titre d’exemple, dans l’esprit des personnes interrogées, il est possible de boire de la bière pour favoriser les montées de lait durant la période d’allaitement !. Ainsi, en 2004, 49 % des Français et 40 % des femmes enceintes interviewés pensent qu’il est moins dangereux de boire un verre de bière ou de vin qu’un verre d’« alcool fort » pendant la grossesse.
A cette connaissance insuffisante des risques liés aux mauvais usages de la consommation d’alcool et des équivalences entre les boissons alcoolisées, s’ajoute une banalisation du produit.

Prédominance des représentations positives de l’alcool

A l’inverse, les représentations positives de l’alcool restent dominantes. Ainsi, l’alcool est largement associé à l’hédonisme par le biais de la fête, du plaisir lié à la consommation d’alcools de qualité et des moments de convivialité partagés entre amis ou en famille. L’alcool semble ainsi faire partie intégrante de la culture alimentaire et festive40. Cette représentation festive de l’alcool est partagée par les jeunes qui consomment essentiellement ce produit en fin de semaine ou au cours de soirées. Ainsi, le baromètre santé de l’INPES souligne le fait qu’un tiers des 12-25 ans consomme de l’alcool le samedi.

Une consommation d’alcool ritualisée

La constitution du lien social implique des gestes qui ritualisent les consommations d’alcool. Pour fêter un succès sportif, une réussite professionnelle, un départ en entreprise, boire de l’alcool s’impose. Ainsi, la consommation d’alcool lors d’une soirée entre amis n’est, en moyenne, considérée comme excessive qu’au-delà de 3 verres d’apéritif ou de digestif et de 4 verres de vin. Dès lors, si les conséquences de l’excès d’alcool (nuisances publiques, violences, conduite en état d’ivresse) sont dénoncées, sa consommation habituelle n’est pas véritablement mise en cause

Sortir du silence et du non dit

Il est essentiel de sortir du déni et du silence qui entourent traditionnellement les questions de consommation d’alcool.

Une information sincère, simple doit être diffusée sur la situation actuelle en France de la consommation d’alcool, de ses usages et de ses risques, sans tomber ni dans la prohibition ni dans un moralisme excessif, mais sans cacher les risques, les effets et notamment les chiffres sur la surmortalité évitable.

Il ne faut pas prendre les débitants de boissons comme des boucs émissaires car ils ne vendent environ que 5% de l'alcool consommée.


Devastations of alcoholism in the department


Approximately 100 per annum dead in the Cantal


Today in France, they are 35 to 45.000 deaths per annum which is allotted to the alcohol consumption, brought back to the department of the Cantal that roughly represents 100 per annum dead. A commune as Rouziers almost is striped Cantalienne chart every year. As in all the departments, alcoholism is standardizing itself more and more.

For proof the figures of Chantillian justice, on 767 correctional judgements and 180 penal ordinances, 438 judgments relate to a control in alcoholic state (either 46%). When for a judgment, a testing period was pronounced, the judge of application of the sorrows follows the sanction. In 2006 are 257 testing periods which were marked, the annual wheel managed by the same judge is approximately 400 businesses (3/5 are related to alcohol). While remaining in the figures, association for the prevention in alcoholism (AANPA) received in 2006 440 patients followed for an alcohol problem. The majority of those had between 30 and 59 years.

In the pluspart of the cases the readjustment passes by a cure of weaning (one does not say any more detoxication, the term was to be too strong). It is carried out under medical control in ambulatory mode in so far as the patient does not present against indication, which enables him not to be cut of its medium of life. (in 2006 in Aurillac 35 ambulatory weaning and 46 orientations for institutional weanings were defined).

As alcoholism easily generates important damage in the entourage, the AANPA with carried out 131 talks for 79 people in 2006. In a family where one of the two parents is sick alcoholism, the children are often in first line to live in the distress and certain times to receive blows.

As alcoholism remains a taboo, it is only one negligible part of the touched children who are dealt with by the social services. But today one tends to speak about addictology in general. That gathers consumption of alcohol, drug and tobacco and even certain active drugs psycho. The addictology becomes the science of the dependence, it is true that it is frequent that consumers smoke, drinks and takes drugs. The risks are then multiplied.

In Aurillac, three associations deal with addictology the AANPA (alcohol), APT (drug) and CODES (tobacco) in a little fuzzy borders. They are writing Yalta Cantalien of the addictology where the tasks of each one will be defined with precision. It should be signed in the next weeks.

Other figures are also impressive. The economic cost of the crimes and offences in direct bond with alcohol is estimated at approximately 4 billion in France. These costs integrate the expenses of police force, courts and prison, prevention of the crimes, insurance and damage on the goods. A report/ratio of the States General of health quantifies the total cost to 17,53 billion euros of the damage of alcohol.

At this enormous cost, there is difficult to remain serene compared to the publicity expenses of the alcooliers who assembled themselves in 2003 to 237 million euros. The prevention, it did not spend that 4,5 million euros is 60 times less. The report/ratio of force is impressive.

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