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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /2007 08:39
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Policiers frappés

Un soir d'avril 2006, le prévenu a pris les policiers du commissariat d'Aurillac pour des sacs de boxe. Conduisant sa voiture d'Arpajon à Aurillac, il a commencé par heurter 2 voitures en stationnement. D'après les témoignages, il les a empilées l'une sur l'autre. Malgré son véhicule endommagé, il fait une rageuse marche arrière pour se dépêtrer de l'amas de tôles. Il est reparti se garer 100 mètres plus loin, véhicule gémissant et fumant. Le fracas de l'accident a attiré les plus proches voisins, un témoin déclare que le prévenu a fait « mine de lui foncer dessus » lorsqu'il est reparti.

Rapidement sur les lieux, les policiers Aurillacois ont alors affaire à un énerguméne complètement déjanté. Le prévenu commence une généreuse distribution de coups de poing. Les policiers se mettent à quatre pour le maîtriser en le maintenant au sol. Ils sont obligés de faire venir le fourgon du commissariat pour y conduire le prévenu, non sans mal.

Il refuse de souffler dans l'ethylométre. Arrivé au commissariat il est placé dans une cellule de garde à vue. Toujours dans un état d'excitation hors normes, le prévenu donne un coup de tête dans la vitre de la cellule et la casse.

Les policiers, devant la démence de leur client décident de le conduire à l'hôpital. Absolument pas sonné par son coup de tête, il s'en prend à un policier dans le couloir du commissariat et lui lance de violents coups de pieds.

Le policier se protégeant avec la main sera sérieusement blessé.

Fin de l'épisode agité ce qui lui vaut sa présence à la barre du tribunal.

Curieusement, très calme à la barre, il a perdu la mémoire entre-temps car « il ne se rappelle de rien ». « Je ne savais pas ce que j'avais heurté ». « Je n'étais plus moi-même ».

Malgré les questions du président Malbranke, sur son comportement, il a émaillé ses propos de « je ne sais pas, je ne saurais pas vous expliquer ».

Pour essayer de se dédouaner il explique que lors des faits il venait de terminer une période de sevrage alcoolique. Cette période a été suivie par une dépression selon ses dires.

Mais on a appris que la simple vue d'un policier le rend agressif.

Virginie Dufayet, Substitut du Procureur, demandera dans ses réquisitions une peine de prison ferme contre ce déchaînement de violence. Le tribunal ne la suivra pas, mais condamnera le prévenu à 12 mois de prison assortie d'un sursis mis à l'épreuve pendant 24 mois et interdiction de passer le permis de conduire pendant une durée de 11 mois.

Amour, rupture et amour

Ils s'aimaient, mais un jour elle l'a plaqué. Le prévenu, 21 ans a très mal pris la chose. Peu de temps après leur séparation, ils se rencontrent pour qu'il restitue le chien qu'ils avaient en commun. Une explication entre les deux ex-amants tourne au vinaigre, monsieur assaisonne la joue de madame d'une gifle (d'un coup de poing selon la déposition de la victime).

Visiblement énervé, il s'en prend au rétroviseur de la voiture de la victime et le brise. Présente à la barre, elle n'a plus rien à reprocher à son agresseur.

Cupidon s'est penché sur leur couple depuis janvier et ils sont de nouveau ensemble.

Elle affirme « Ça va bien maintenant ». L'amoureux réconcilié écopera de deux mois de prison avec sursis et 280 € d'amende.

Combat de jeunes coqs

Tout démarre dans une boite de nuit Aurillacoise, le prévenu lycéen (19 ans) trouve, ce soir-là, que la victime « le regarde méchamment ». Dans la pénombre de la discothèque il a cru voir un regard qui lui voulait du mal.

Quelques jours plus tard, les deux protagonistes se rencontrent au lycée et s'expliquent de nouveau. L'esprit de vengeance du prévenu remonte à la surface et une vive altercation s'en suit. La victime s'en sort avec des contusions et le nez cassé. Il souffre encore de céphalées frontales et doit subir une intervention chirurgicale lourde, une septoplastie sous anesthésie générale (chirurgie correctrice d'une déviation de la cloison nasale).

Nathalie Bany, Procureur de la République, sanctionne ce contexte de vengeance voulue par le prévenu par une demande de suspension de son permis de conduire pendant six mois.

Le prévenu renâcle sérieusement à la barre car il a besoin de son permis de conduire.

Avec humour, Nathalie Bany, lui demandera quelle aurait été sa réaction si elle avait requis 10 mois de prison ferme. La question restera sans réponse.

À la demande « allez-vous à l'école en voiture », il répond oui. Nathalie Bany trouve « q'une mobylette sera suffisante ».

Le tribunal suspendra son permis de conduire pendant trois mois.

Jambes au mercurochrome

A la veille de son 70e anniversaire, le prévenu est accusé de violences avec arme en recidive. Il vit dans la maison qu'il possédait à Vic sur Cère. Sa voisine la plus proche, retraitée, est excédée par son comportement. Le prévenu, pour s'occuper, repeint annuellement la façade de sa maison de couleurs différentes (rose, bleue, marron).

Son pinceau déborde souvent sur le porche en granit rose de sa voisine. Ce dernier est classé. En mars 2007, notre presque septuagénaire a entrepris d'autres travaux en se rapprochant dangereusement avec un marteau du porche en granit rose.

La victime, renouvelle une énième fois des remontrances à l'encontre de son voisin entrepreneur. Très logiquement, une altercation explose, les mots doux fusent et le prévenu aurait même menacer sa voisine avec son marteau.

Selon le prévenu, la victime aurait profité de la venue des gendarmes pour l'agresser verbalement. Pour parfaire l'ambiance, il faut savoir que le prévenu vit sans eau, sans électricité et sans chauffage. Il récupère l'eau de pluie dans différents ustensiles qui jonchent la rue. Il se promène parfois en short les jambes teintes au mercurochrome. Les alentours de son domicile ressemblent à une cour des miracles moyenâgeuse. La victime, voisine n'apprécie vraiment pas sa manière d'être. Cet ancien soldat de l'armée française a fait la guerre d'Algérie d'où il a ramené de lourdes séquelles. Il est déclaré invalide de guerre à 80 %. Devenu associal, il mène une vie infernale à sa voisine. Cette dernière s'est un peu payée sur la bête, car elle l'a déjà fait condamner à lui verser une amende de 15 000 €.

Avec cet argent, piteusement gagné, elle a acheté la maison de son voisin et le menace d'expulsion depuis deux ans.

Mais, jusqu'à ce jour personne n'a eu le courage de transformer l'ancien soldat d'Algérie en sans domicile fixe à 70 ans.

Nathalie Bany, Procureur de la République, a demandé qu'il soit fait une expertise psychiatrique du prévenu afin de le reconvoquer devant le tribunal en ayant un éclairage plus précis de la situation.

Les guignols en goguette

Pieds nickelés, guignols, il est difficile de donner un qualificatif aux prévenus. Ils sont deux à être accusés de vol en réunion (20 et 23 ans).

En deux nuits ils ont fait deux énormes casses. La première, un pied de vigne et un figuier dans un magasin d'horticulture et la deuxième une table pliante de la terrasse du bar voisin de leur domicile . Devant cet inventaire hétéroclite, le président Charollois leur a demandé ce qui les avaient poussés à commettre leurs larcins.

Là, c'est l'hilarité générale, ils ont fêté pendant deux soirs successifs la bonne nouvelle : leur cousin avaient enfin trouvé une copine. La fête avait été agrémentée de nombreux verres d'alcool

Dans les objets dérobés, la table les intéressait particulièrement car dans leur logement il n'en avait pas. Ils étaient obligés de manger sur le sol. Le cousin dont l'exploit avait été fêté joyeusement les avait dénoncé à la gendarmerie. Leurs exploits ont été sanctionnés par 40 heures de travail d'intérêt général.

Une bouteille à 5 000 €

Les prix des matériels informatiques baissent régulièrement, mais les appareils distributeurs de billets de la poste restent très onéreux. Un prévenu vient d'en faire l'expérience. Un soir où il avait bu 2 bouteilles, il s'est retrouvé complètement ivre. Dans sa fin de son périple pédestre, ayant oublié que le tri sélectif existe, il a lancé une bouteille vide sur un distributeur de billets de la poste.

Ce simple geste, va lui coûter environ 5 300 €.

Lui qui dit à la barre « avoir l'alcool triste », va avoir le porte-monnaie vide pendant plusieurs mois car il gagne environ 1200 € par mois.

C.G

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