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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /2007 08:55
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La coiffeuse du désamour

La victime, coiffeuse de son état avait eu l'occasion de couper les cheveux de l'accusé. Ce dernier peu habile avec les dames en était tombé amoureux, cela avait été un véritable coup de foudre.

 

Sans réponse à ses avances, le prévenu a assailli de coups de téléphone la coiffeuse. Mais il est allé crescendo dans les insultes et les menaces.

La victime ne sachant pas comment faire pour contrôler la fougue de son amoureux ne dormait plus chez elle par peur. Déjà condamné à 1000 € d'amende avec sursis en septembre dernier pour exhibitions sexuelles, le prévenu était en manque d'explications à la barre. « Je suis un peu timide, je n'étais jamais tombé amoureux ». Il reconnaît néanmoins avoir importuné sérieusement sa victime « j'ai fait l'idiot, on s'entendait bien, j'ai tout gâché ».

Le président Charollois, a expliqué que sa technique de drague était un peu bizarre. Pour Virginie Dufayet, substitut : « sa façon d'entretenir des relations avec les femmes est inquiétante ».

Le tribunal transformera le coup de foudre en 2 mois de prison assortie d'un sursis mise à l'épreuve de 24 mois et obligations de soins.

 

 

Violences répétées

Le prévenu qui dégaine les coups plus vite que son ombre a utilisé un couteau laguiole lors de son dernier délit.

Déjà condamné 7 fois, il a entaillé sérieusement le crâne de sa victime en faisant des plaies de 7 cm et de 2 centimètres.

Pour sanctionner de tels faits, Virginie Dufayet , substitut, a été excessivement ferme dans ses réquisitions : 24 mois de prison dont 10 mois assortis d'un sursis mise à l'épreuve et obligation de soins. Cerise sur le gâteau, elle demandera qu'il n'y ait pas d'aménagement de peine.

Le tribunal respectera à la lettre les réquisitions et allouera 1200 € de dommages et intérêts à la victime.

 

Couple Sado-Maso

Les prévenus, lui agresseur (37 ans) et elle victime (25 ans) sont présents à l'audience. Il est accusé de violences ayant entraîné une interruption temporaire de travail de 10 jours et de dégradations de biens d'autrui.

Le prévenu, déjà condamné l'an dernier pour des violences identiques à l'encontre de la même victime résume la situation au jour du délit : « c'était une histoire de fesses ».

La victime lui aurait adressé un courrier peu amène avant les faits. Le prévenu est allé lui rendre visite pour avoir des explications. La visite a dégénéré et il est devenu violent. Il a décoché quelques coups de pieds au téléviseur et aux lecteurs de DVD. Il s'en est pris à la victime en la saisissant à la gorge et en la brûlant avec sa cigarette.

En sortant du domicile de la victime il lui a cassé son téléphone portable car elle voulait prévenir le commissariat. Pour affirmer son machisme, il l'a violemment giflé en public.

Avant la gifle, la victime lui avait lancé divers objets de sa fenêtre. Une poêle en fonte avait atterrie sur le pare-brise de la voiture de l'agresseur.

L'avocat de la victime, reconnaît que sa cliente avait des relations ambiguës avec son agresseur. « Elle avait encore des sentiments pour lui, elle croyait qu'il avait changé ». « Si elle a cherché le contact elle n'a pas cherché des coups ». Virginie Dufayet, substitut, explique que l'accusé « est un homme violent, il reconnaît le minimum des faits ». « Après 2 comparutions pour violences, il n'a pas beaucoup avancé dans sa tête ».

Elle demandera en condamnation de la prison ferme.

Me Fauron avocat de l'accusé, reviendra sur leurs relations qui se sont déroulées « dans un climat malsain et délétère ». Les protagonistes du dossier sont suivis tous les 2 par un psychiatre. Elle soulignera les éléments et le contexte très particulier du dossier. « Mais la victime a cherché son agresseur en le relançant fréquemment ».

Verdict : 10 mois de prison dont six assortis d'un sursis mise à l'épreuve de 36 mois, interdiction de rentrer en contact avec la victime et 1000 euros de dommages et intérêts.

 

Zorro et son bâton

Pour une simple bagarre à la sortie d'une boite de nuit du côté de la Jordanne dans la nuit du 16 mars 2000 le bilan pour la victime a été lourd, 45 jours d'interruption temporaire de travail.

Ce sont deux accusés qui se sont présentés à la barre du tribunal. Ils ont participé à un règlement de comptes .

Un des deux agresseurs a eu un rôle minime dans l'affaire.

Par contre, l'autre s'étant muni d'un bâton a copieusement rossé la victime. Celle-ci s'en est tirée avec une fracture du maxillaire type Lefort 2. Il a dû subir une intervention chirurgicale maxilo-faciale. L'agresseur avait attendu sa victime pendant trois heures devant la boite de nuit.

D'ailleurs la pression était forte car une participante non impliquée avait prédit l'action : « on va leur fracasser la tronche ». La rixe avait eu pour départ des insultes échangées dans un bar de la ville. Me Canone, avocat du prévenu dont le rôle était restreint dans le délit a posé des questions.

« Il est grand temps que l'on trouve une solution au problème récurrent de cette boite de nuit ».

« Les nuits les riverains sont troublés par de véritable beuglement » .

Il a esquissé une solution : « une fermeture administrative serait souhaitable ».

« Même dans cette affaire, le videur n'a rien vu, il a même omis de porter secours ».

Verdict : Zorro : 8 mois de prison avec un sursis mise à l'épreuve et 2000 € de dommages et intérêts. L'autre prévenu a été condamné à 2 mois de prison avec sursis.

 

Le fauve était lâché.

Toujours à la sortie de la boite de nuit citée plus haut, une altercation a presque tourné au « cannibalisme » selon Virginie Dufayet, substitut du procureur. L'agresseur à mordu sa victime au menton en occasionnant 8 points de suture. Tel un fauve, il le mordait mais il ne le lâchait pas.

La victime en a été pour laisser pousser sa barbe afin de cacher sa cicatrice due à l'agression.

 

Les chiens se chipotent, les maîtres se cognent

Par une belle après-midi de mars 2007, un couple et leur chien Briard Attila se promènent. Un autre couple avec un épagneul marron croisent leur chemin. L'épagneul se sentant sûrement en infériorité physique agresse Attila le Briard.

Les maîtres suivent l'exemple de leurs chiens et se distribuent mutuellement coups de pied et de poings. Le maître du chien agressé s'en tire avec une fracture de la malléole extérieure droite. Le maître du chien agresseur avec une entorse de l'articulation du pouce droit.

Dans cette affaire qui ferait un bon scénario de bandes dessinées , les propriétaires n'ont pas réfléchi plus que leurs animaux, « c'est l'instinct ! ».

C.G

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