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GAEC des Glycines

par christian guittard 22 Février 2007, 08:52 information


GAEC des glycines

A Labesserette, Germaine Serieys et son fils exploitent une ferme où ils ont pour activité principale l'engraissement des porcs. Laurent, le fils après des études au lycée agricole est prêt à accompagner sa mère dans l'exploitation. L'affaire va s'agrandir pour augmenter la production.

Pour finaliser son installation, Laurent a dû déposer plus d'une dizaine de dossiers volumineux pour obtenir le sésame délivré au terme d'une enquête publique.

L'élevage de porcs est devenu extrêmement pointu en termes de suivi.

La traçabilité du porc est appliquée du début à la fin de son engraissement. Pour Laurent c'est un gage de qualité des produits.

Lorsque le jeune porcelet arrive à la ferme, il pèse environ six kilos. Il est déjà identifié par une boucle fixée à l'oreille. Laurent et sa mère, achètent leurs jeunes à une maternité collective de leur groupement situé à Blesle (43).

Cette maternité possède 800 mères et va bientôt s'agrandir pour atteindre 1200. La proximité de la maternité est intéressante pour l'éleveur, car le temps de transport est réduit. Ce qui permet d'avoir des animaux peu stressé à la livraison.

Dans la profession, il y a plusieurs types d'exploitation. Certaines réalisent seulement la naissance des porcs (naisseurs), d'autres l'engraissement comme le GAEC des glycines (engraisseurs) et certaines jouxtent les deux activités (naisseur et engraisseur).

Après son arrivée à la ferme le jeune porcelet est pris en charge avec soin dans des salles appropriées où il règne une température de 27°. Celle-ci décroîtra au fur et à mesure de la période de post-sevrage qui va amener le porcelet a un poids d'environ 24 kilos avec une température finale de 24°.

Il change alors de salle,toujours tempérée à 24° pour entrer dans la période engraissement . Il sera nourri uniquement avec des céréales (blé, orge, poix et soja sans OGM) composant l'aliment fabriqué à la ferme.

Les normes de production attribuent 0,8 m² de surface par porc. Il sera tatoué avec le numéro de l'élevage, sur chaque épaule. Laurent nous indiquera que les deux tatouages sont nécessaires car lorsqu'il est abattu ce sont deux quartiers de viande qui pourront être repérés au milieu des autres. Les malles et femelles sont aussi identifiés. Tout au long de ces mois d'engraissement, Laurent se livre à un travail administratif important. À chaque lot de porcs (200) seront joints les bons de livraison des aliments, les factures et l'indication des médicaments employés s'il y a eu lieu. Tout est fait pour assurer une traçabilité maximum.

À la fin de son engraissement le porc va atteindre 110 à 120 kilos vif pour 85 à 90 de carcasse. Le poids de la carcasse correspond au poids du porc abattu éviscéré.

Là encore un contrôle important a lieu, on mesure à plusieurs endroits l'épaisseur de ses muscles. Car contrairement à l'inconscient collectif la qualité d'un porc est jugée à sa masse musculaire et non à l'épaisseur de gras de sa couenne. Lorsque un lot de porcs (200) est parti pour l'abattoir, la salle les ayant contenus est soumise à un nettoyage intensif et à un vide sanitaire de 4 à 5 jours. La salle est par ailleurs entièrement séchée avant d'accueillir un nouveau lot.

Ces porcs seront vendus par l'intermédiaire du groupement auquel le GAEC des glycines adhère.

Laurent va augmenter sa production en misant sur la qualité. Il va produire des porcs au label « Capelin ». Ces derniers bénéficient pendant les deux derniers mois de leur engraissement d'une alimentation agrémentée de farine de châtaigne. Ces porcs seront encore plus choyés que les autres puisqu'ils disposeront de 1,2 m² par animal pour se déplacer. Leur litière sera constituée de paille. Ils seront vendus uniquement en boucherie.

Pour les rejets de ces animaux, souvent très odorants, des plans d'épandage sont mis en place. Ils tiennent compte du voisinage, de la proximité des cours d'eau et de la pente des terrains. Pour son futur développement le GAEC des glycines va investir de manière importante.

Pour Laurent, ce qui est primordial c'est que des jeunes agriculteurs puissent s'installer sans quémander des aides agricoles qui vont bientôt baisser très sérieusement. L'élevage des porcs n'est pas subventionné. Pour lui, l'agriculteur éleveur de demain doit pouvoir vivre décemment de son travail. Lorsque vous mangerez de la viande de porc vous pensez sûrement aux efforts déployés par les éleveurs pour obtenir un produit de qualité. Laurent est satisfait de travailler dans un métier qui est en perpétuelle évolution.

C.G



 


 

Une bande de copains en fin de post-sevrage


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