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tribunal du 18/01/2007

par christian guittard 25 Janvier 2007, 11:12 information

Liqueur de noix fraîche

En octobre 2006, rue Victor Hugo, le prévenu passe devant la vitrine d'un marchand de spiritueux. Bizarrement, il trouve un caillou dans la rue. Il s'en saisit et casse la vitrine. Certainement dans un état alcoolique avancé, il fait son choix et s'empare de cinq bouteilles de liqueur de noix. Avec le butin amassé, il poursuit son périple jusqu'à la fontaine du haut de la place du Gravier. Il met les bouteilles dans la fontaine « pour les garder au frais » selon lui. Les policiers l'interpellent à ce moment, il se lavait les mains.

Absent à la barre, son casse de vitrine a coûté 880 € au commerçant.

Il sera condamné à un mois de prison ferme et a payée 900 € à la victime toute causes confondues.


Mauvaise pente

Citée 2 fois devant le tribunal en six mois, la prévenue reconnaît qu'elle n'est pas en train de prendre un bon chemin. En août 2006, un véhicule venait d'être accidenté sur une route du nord Cantal. La prévenue passe peu de temps après et s'empare du téléphone portable de l'accidenté. Celui-ci avait été éjecté du véhicule lors de l'accident.

Elle n'a pas réalisé qu'il fallait qu'elle rapporte le téléphone à la gendarmerie. Elle s'en est servie en mettant sa carte SIMM. Elle pensait que le propriétaire allait la contacter. Le président Charles Charollois a trouvé la remarque « un peu légère ».

Le tribunal suivra les réquisitions de Nathalie Bany, Procureur de la République.

Elle sera condamnée à 800 € d'amende dont 500 avec sursis et à indemniser la victime à auteur de 300 €.


Belles de nuit

En octobre 2006, en pleine nuit la prévenue et une amie arrêtent un véhicule sous un faux prétexte. Le conducteur, visiblement intéressé par le duo les emmène à son domicile.

Les demoiselles usent de séduction. La victime se sent transportée, il leur offre à boire. On rajoute un peu de musique et des slows langoureux commencent. Pendant que la victime se voyait déjà au septième ciel, la prévenue fait un tour rapide du propriétaire. Elle subtilise au nigaud 170 € et un flacon de parfum de marque.

À la barre on ne saura pas comment s'est terminé la soirée, mais la victime a déposé plainte.

Avec les 170 € « elles se sont amusées », mais la prévenue avoue avoir agi sous un coup de folie. Nathalie Bany, Procureur, essaiera de lui rafraîchir la mémoire. « je vous ai vu dans mon bureau, il y a six mois pour un vol dans une grande surface ».

L'accusé « je ne m'en souviens plus ».

Nathalie Bany « dans mon bureau, vous m'avez dit que c'était aussi un coup de folie, que faut-il faire pour que ça s'arrête ? »

L'accusé « J'ai honte».

Nathalie Bany, sarcastique « ça se sent ».

Condamnation : 50 heures de travail d'intérêt général à effectuer sous 18 mois et versement de 170 € en réparation du préjudice.


J'aime mon tracteur

Du 24 septembre aux 15 octobre 2006, le prévenu agriculteur a passé un nombre important d'appels téléphoniques malveillants à une voisine.

Celle-ci donne aux gendarmes le numéro de téléphone du portable qui apparaît lorsqu'elle reçoit les appels. Le prévenu est vite retrouvé.

La victime, est une de ses connaissances, son mari a été à l'école avec lui. Sa seule explication, qu'il réitère plusieurs fois, c'est qu'il est persuadé que le mari de la victime est venu une nuit déplacer son tracteur dans sa cour. Sans contentieux apparent entre les protagonistes, le prévenu soutient mordicus « un tracteur ça ne se déplace pas comme ça ».

Nathalie Bany, Procureur, lui a demandé si au moins il s'était excusé.

Visiblement très étonné, il a répondu « non ».

Nathalie Bany fera des réquisitions séches : « 500 € d'amende ».

Comme il n'avait pas d'avocat, le prévenu rajoutera comme un disque rayé « le tracteur c'est un outil de travail, ça ne se déplace pas comme ça ».

Ce producteur de lait va pouvoir augmenter le rendement de son troupeau pour payer les 500 € d'amende auxquelles il a été condamné.

C.G


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