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Inqiétudes chez les nageurs Aurillacois

par christian guittard 2 Novembre 2006, 18:20 information

Piscine communautaire

Sa future utilisation sème le trouble

La mise en service du nouveau centre nautique sera soumis à condition d'utilisation de la part de la Caba elle s'en réserve la gestion des tranches horaires. La Caba demanderait aussi une participation financière aux clubs pour l'utilisation des équipements. J Ribe lors de l'assemblée générale de la Cantalienne a trouvé que cette nouvelle taxe allait ecorner sérieusement les finances du club.

Nous avons donc demandé à Charlie Delamaide, conseiller communautaire d'expliciter la position de la CABA.

Pour lui c'est la réalisation d'un équipement inclus dans le projet de mandat. Lorsque la nouvelle équipe est arrivée aux affaires, elle a trouvé le projet de l'ancienne équipe où le bouclage financier n'était pas calé en investissements ni en fonctionnement.

Il a fallu revoir l'ensemble du dispositif. Le but était de ne pas gênerer des dépenses supplémentaires en fonctionnement.

La priorité définie par la Caba était alors de prendre en compte la fréquentation de l'équipement par les scolaires, le public et les associations.

Dans le respect des équilibres budgétaires une large concertation avec les utilisateurs a été opérée.

Parallèlement aux activités des associations, la CABA a un projet d'animation de l'équipement: bébés nageurs et aquagym.

La concertation se poursuit aujourd'hui encore avec l'ASPTT et la Cantalienne, le principe mis au point est de leur faire payer l'utilisation des lignes d'eau lorsqu'elles ne servent pas pour le sport.

Pour Jacques Ribe, président de la Cantalienne, les choses ne sont pas aussi simples.

Depuis la création de l'ancienne piscine, les associations en ont la libre utilisation sans bourse déliée.

La Cantalienne répartit ses horaires d'utilisation du bassin en accord avec l'ASPTT.

Selon Jacques Ribe depuis l'ouverture de la piscine, seules les associations ont assuré une animation de l'équipement. Ces dernières ont mis en place une situation favorable pour la pratique de la natation.

Pour Jacques Ribe, la CABA veut se substituer aux associations sur les pratiques de bébés nageurs et aquagym. Elle fait souffler « un vent de libéralisme aquatique ».

En plus elle demande la somme de 11 000 € par an pour que l'association puisse utiliser des créneaux horaires qui ne lui conviennent pas.

Lorsque l'on sait que la municipalité attribue 23 000 € de subventions à cette association, on peut se demander si en plus des tracasseries sur la mise à disposition la CABA ne veut pas récupérer une partie de la subvention donnée par la ville.

Pour lui, la concertation mise en place n'a été que de l'information sur des décisions déjà prises.

Aujourd'hui il ne peut être d'accord avec ce qui est proposé par la CABA, cela va à l'encontre des intérêts de l'association qu'il préside.

Si le système est mis en place, il craint une forte baisse des effectifs de la Cantalienne section natation.

Cette forte baisse entraînerait automatiquement la baisse du nombre de moniteurs encadrants pour les activités nautiques.

René Gire, Président de la section natation de l'ASPTT est plus catégorique : « la natation dans le Cantal est foutue ».

Pour son club il lui est demandé 15 000 €, de participation annuelle.

L'ASPTT Cantal qui est quand même le troisième club Auvergnat en natation sera fortement pénalisé avec la mise en place des nouveaux créneaux horaires.

Cela fait 20 ans que l'ASPTT développe l'aquagym : ils ont 350 participants inscrits.

Si on leur supprime une recette non négligeable, René Gire, se demande comment ils vont pouvoir continuer à faire fonctionner cette section natation.

Pour lui, sous couvert de réduction des déficits publics, on étrangle financièrement des clubs qui ont pour objet de développer la pratique de la natation dans l'intérêt de tous.

C.G


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