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Publié par christian guittard

À 85 ans, il est adepte du « stock car »


Accusé d'avoir occasionné 1365 € de dégâts sur un camion, il est absent de l'audience.

Dans le nord Cantal, le 16 décembre 2005, il circule sur un chemin avec sa voiture accompagné de son amie. Un camion arrive en sens inverse, il précipite sa voiture sur le camion. Les occupants du camion descendent pour constater les dégâts. L'accusé fait alors une marche arrière rapide et fonce sur le camion. Le conducteur du camion et ses aides n'ont plus qu'une seule ressource pour échapper à la voiture : plonger dans le fossé. Notre adepte du « stock car » recule et repart sans s'inquiéter des dégâts qu'il a occasionnés. Il est pressé d'aller faire ses courses. Le camion appartient a un entrepreneur de la région, ses ouvriers allaient récupérer des ardoises stockées dans un champ au bout du chemin. Mais, le chemin qui mène à l'aire de stockage est privé, il appartient à l'accusé et à son neveu. L'accusé visiblement mauvais coucheur, a voulu se transformer en « shérif » du chemin.

Pour son rodéo il écopera de 2 mois de prison avec sursis, 500€ d'amende et versement de dommage et interêts.

C.G


Sauvé par la « Betadine »


En plein théâtre de rue, dans la nuit du 19 au 20 août 2005, une bagarre éclate dans un bar d'Aurillac. La victime sérieusement touchée au visage est conduite à l'hôpital, elle y séjournera cinq jours (nez cassé, hématome sérieux à l'oeil). L'homme rejoint son domicile à Troyes, il dépose plainte le 26 août. Il fait une description assez vague de son agresseur : « individu de type européen, de corpulence athlétique ». Il rajoute « qui lui semblait être un joueur de rugby ». Les policiers de Troyes lui présentent le calendrier d'une équipe de rugby Cantalienne. Il entoure le visage d'un joueur et déclare : « la personne entourée est la plus ressemblante ». Interrogé deux mois après les faits, la tenancière du bar qui a eu entre-temps au téléphone la mère de la victime affirme avoir entendu des échos sur la personne de l'accusé. Le serveur sera plus catégorique : « je suis incapable de dire si l'accusé était présent ». Il se rappelle que la victime était titubante, certainement éméchée. Il aurait rajouté en direction de la victime et de son ami le soir de l'agression : « poussez-vous, il ne faut pas que mon café soit impliqué dans cette affaire ». L'accusé à la barre du tribunal nie farouchement avoir été à Aurillac ce soir-là. Après son entraînement de rugby, il est rentré dormir chez ses parents. Ces derniers le confirmeront. Il se retrouve comparaître pour répondre de faits étayés par un flou artistique. Maître Sermadiras, son avocat le défendra avec acharnement. Elle terminera sa plaidoirie par une explication convaincante. À cette époque l'accusé était atteint de la pelade suite au départ de sa petite amie en début d'année. Il perdait ses cheveux par plaques et pour soigner les zones atteintes il utilisait de la betadine (produit désinfectant orange). Curieusement personne n'avait signalé ce fait marquant, qui rendait à l'époque l'accusé facilement reconnaissable. Maître Sermadiras demande la relaxe qu'elle obtient de la part du tribunal. Le président Charollois, avec humour, la remerciera de lui avoir fait connaître la betadine.

C.G


Le réservoir de la voiture fuyait


A 22 ans, il purge une peine de prison jusqu'en mars 2007. Il se retrouve à la barre du tribunal correctionnel pour un délit de 43 € 17.

Il a fait le plein d'une voiture, il est parti sans payer. Son casier judiciaire lourdement chargé lui sera défavorable dans cette affaire. Déjà condamné huit fois, il totalise au alentour de 42 mois de prison pour des condamnations qui ont débuté en 2003. Pour ce délit, Il participait à un trafic de véhicules entre Aurillac et le sud de la France. Il était simplement le convoyeur. Mais le jour du délit le véhicule qu'il conduisait avait quelques problèmes. La voiture consommait beaucoup d'essence, il y avait une fuite. À la barre, ses explications sont enfantines : « cette voiture fuyait, j'ai dû faire 2 fois le plein pour parcourir 300 km ». « Je n'avais pas d'autre solution que de partir sans payer ». Ce candide, qui est en train d'évoluer selon son avocat, a demandé à travailler pour la première fois. « Il prépare sa sortie, il est sur une pente évolutive ». Il lui faudra passer 15 jours de plus en prison (condamnations énoncées par le tribunal) pour débuter son évolution positive.

C.G


Prix cassé sur home cinéma


A 19 ans, elle est poursuivie pour recel. Suite à une perquisition des services de police dans une autre affaire, les agents découvrent un home cinéma à son domicile. Elle avoue l'avoir acheté 100 € alors que sa valeur était de 500 €. Vivant avec un habitué du tribunal, elle ne s'était pas inquiétée de sa provenance. Elle l'avait acheté à une connaissance de longue date, et digne de confiance. Manque de chance, sa connaissance l'avait acheté à son petit ami repris de justice. Elle n'était pas informée de la provenance délictueuse de l'appareil selon ses dires. Le tribunal n'ayant pas pu prouver le contraire, Me Sermadiras, son avocat plaidera et obtiendra la relaxe.

C.G

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