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Publié par christian guittard


« Comment pourrai je maintenir la réunion avec les élus de la
région Auvergne alors que je ne sais pas si le dépôt d’Aurillac
sera encore là demain », aurait glissé Nicole Blanc, nouvelle directrice générale des Haras nationaux, quelques jours après sa
prise de fonction.
D'après le quotidien local, ces propos auraient semé le doute dans l'esprit des salariés.Samuel Fauvel, représentant CGT du personnel a déclaré :« Des promesses faites, il ne reste rien. Nous avons le sentiment  d’avoir été menés en bateau depuis le début. C’est une lâcheté, une trahison ».
 
On peut les comprendre, quand on apprend que de plus les travaux de refection après l'incendie du  mardi 29 juillet vers 19h sont stoppés.

Le directeur général des Haras Nationaux avait pourtant déclaré à l'époque :

"Les étalons restent sur le site 
Malgré les difficultés, les pensionnaires du haras vont rester sur place, témoins de la continuité voulue par le directeur général : « il faut dès aujourd’hui penser à reconstruire, notamment pour assurer avec les acteurs concernés, la saison de monte 2009 », a confirmé François Roche-Bruyn, qui a par ailleurs remercié chaleureusement les personnels pour leur implication et leur volonté d’aller de l’avant."
 
 
C'est une partie de l'histoire de France remise en question :

HISTOIRE

La création des Haras Royaux en 1665, à l'initiative de COLBERT, marque le début de l'intervention de l'Etat dans l'élevage du cheval en France.

Supprimés en 1790, rétablis en 1795, les Haras seront réorganisés par NAPOLEON et c'est par décret impérial du 4 juillet 1806 que le dépôt d'étalons d'AURILLAC est installé dans le couvent de la Visitation de la rue des Carmes (devenu depuis le Centre culturel de la ville).

Les premiers étalons (24) furent alors hébergés dans l'ancienne chapelle.

La circonscription d'AURILLAC compte à cette époque les départements du CANTAL, de la HAUTE-LOIRE, DU LOT et du PUY-DE-DOME.

C'est également en ce début du XIXe siècle que les premières courses sont organisées à AURILLAC (1821) sur l'hippodrome de l'avenue de Tronquières et qu'un centre de remonte est installé (1825). La HAUTE-AUVERGNE restera tout au long du XIXe siècle un fidèle fournisseur des remontes militaires, sa production chevaline étant réputée pour sa rusticité et sa résistance.

Toutefois, l'activité d'élevage de chevaux de sang de la circonscription, qui perd le département du LOT, subit une période de récession entre 1840 et 1875, alors que l'élevage du mulet et du cheval de trait se développe.

Par la suite, les élevages de chevaux de sang et de trait connaissent un développement régulier, avec l'utilisation d'étalons pur-sang, anglo-arabes et demi-sang (normands et vendéens) pour l'élevage de chevaux de sang et d'étalons percherons, ardennais, bretons pour l'élevage de chevaux de trait.

En 1973, le dépôt d'étalons d'AURILLAC compte 47 étalons et les installations de la rue des Carmes s'avèrent de plus en plus exiguës, vétustes et difficiles d'accès en centre-ville.

C'est pourquoi, un Haras neuf est construit en 1983 au sud de la ville sur un domaine de 17 ha remis à l'Etat par le département du Cantal, à proximité de l'hippodrome et de l'école départementale d'équitation, créant ainsi un pole hippique exceptionnel d'une trentaine d'hectares dans la périphérie immédiate de la ville auquel s'est ajouté depuis un poney-club.

Enfin en 1985, le département de l'ALLIER est rattaché aux trois autres départements auvergnats constituant ainsi l'actuelle circonscription d'AURILLAC.

 
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