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Publié par christian guittard




C'est le coup d'envoi de la confrontation judiciaire entre Mediapart et François Pérol: à la suite des dix plaintes en diffamation déposées par l'ancienne direction des Caisses d'épargne, auxquelles est venue s'ajouter une onzième plainte déposée par le nouveau patron de l'établissement, François Pérol, une première audience a eu lieu, ce mardi 12 mai, devant la 17e chambre du Tribunal de grande instance de Paris. Une audience qui n'a pas abordé le débat au fond mais qui a donné lieu à un échange sur le calendrier et la procédure du ou des procès à venir.

 

Initialement, deux audiences étaient fixées, l'une ce 12 mai, l'autre ce 26 mai. La première devait fixer la date du procès, pour examiner la plainte de François Pérol; et la seconde devait fixer la date du procès pour examiner les dix premières plaintes déposées par les Caisses d'épargne, à l'époque dirigées par Charles Milhaud et Nicolas Mérindol, mais maintenues par François Pérol.

 

Devant la multiplication de ces procédures, le président du tribunal a interrogé les conseils de François Pérol et de Mediapart pour recueillir leurs avis sur la procédure ayant leur préférence. L'avocat de François Pérol, Me Jean Reinhart – qui a adressé de manière inattendue quelques compliments à Mediapart pour la qualité de son journal –, a manifesté le souhait que l'affaire Pérol ne soit pas confondue avec celle des Caisses d'épargne et qu'elle donne lieu à une audience distincte. Les avocats de Mediapart, Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, ont fait valoir, eux, que les deux affaires étaient intimement liées et qu'il fallait en tout état de cause, en débattre de manière chronologique, car l'affaire des Caisses d'épargne éclairait l'affaire Pérol.

 

Y aura-t-il donc un seul procès ou bien plusieurs? Et selon quel calendrier? Le président a suggéré que les décisions ultimes de fixation et de procédures soient prises le 26 mai, à l'occasion de l'audience qui était initialement fixée pour arrêter la date du procès découlant des dix premières plaintes. C'est donc finalement ce que le tribunal a décidé: c'est à cette date, dans deux semaines, que le calendrier procédural sera précisément fixé. Avec, en perspective un ou deux procès qui devraient vraisemblablement avoir lieu à l'automne de cette année 2009 ou au début de 2010, comme l'expliquent dans l'entretien vidéo ci-contre les deux journalistes poursuivis de Mediapart, Edwy Plenel en sa qualité de directeur de la publication, et Laurent Mauduit, l'auteur des articles incriminés(première vidéo) ; ainsi que leurs deux conseils Mes Mignard(deuxième vidéo) et Tordjman.

 

 

 

 




Mobilisation sur la Toile

 

Dans l'intervalle, avant que ne commence ce marathon judiciaire, le nombre des soutiens à Mediapart, face à l'acharnement judiciaire dont nous faisons l'objet, ne cesse de croître. Mardi en fin de journée, le nombre des prises de position sur «l'appel des 77» (dont François Bayrou, Martine Aubry, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Marie-George Buffet, Daniel Cohn-Bendit, Olivier Besancenot ou encore Eva Joly...) avait atteint plus de 6.230 personnes.

 

Dans le flot de ces signatures en ligne sur le site de Mediapart, qui se poursuit de jour en jour, on peut toujours relever les noms de nouvelles et très nombreuses personnalités. Parmi elles, pour ces dernières 24 heures, citons Bertrand Tavernier (cinéaste), Patrick Braouzec (député, Gauche démocrate et républicaine), Pierre Moscovici (député PS), Philippe Tourtelier (député PS), Marie-Christine Blandin (sénatrice, Groupe socialiste) ou encore François Marc (sénateur, Groupe socialiste)...

 

Sur la toile, «l'appel des 77» a aussi été très largement diffusé. De nombreux blogueurs l'ont repris ou l'ont évoqué. Blogueur réputé, Guillaume Narvic a ainsi signé l'appel et en explique les raisons surson blog. Si peu de journaux quotidiens ont évoqué ce très large mouvement de solidarité, on en trouve effectivement la trace sur de nombreux autres blogs : ceux par exemple de Pascale Fourier, de l'ex-journaliste du Monde Martine Siber, sur le site On est mal, sur Slovar, de Paperblog, de Charlotte Bousquet ou encore Crise dans les médias.

 

Echos similaires sur quelques sites, comme ceux deNouvelObs.com, des Inrocks, de Streetreporters, de l'Humanité, ou encore du Post.

 

Enfin, on relève un nombre impressionnant de site internet locaux ou régionaux, dépendant de formations ou associations démocratiques, ou de simples citoyens, qui font état d'une manière ou d'une autre, de cet élan de solidarité autour de Mediapart et qui défendent la liberté d'information. Au hasard, et à titre d'exemple, citons pêle-mêle le site Internet de la section socialiste de l'île de Ré, de la ville deGauchy, du département de la Lozère, ou un blog individuel,Humeur de gauche.

 

Pour signer l'appel de 77, c'est ici

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