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Publié par christian guittard

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Source L’EUROPE VUE DU FRONT N°2- 18 avril 09
Ce Bulletin relate chaque semaine quelques bribes particulièrement significatives de l’actualité européenne et des débats électoraux en cours. 


La libéralisation des jeux d’argent et de hasard
!
Dans le cadre de sa chasse forcenée aux monopoles publics, l’Union Européenne a sommé la France d’ouvrir à la concurrence le secteur des jeux d’argent et de hasard. Or, en France, le marché est colossal : 9 milliard d’euros de chiffres d’affaires pour le PMU et la Française des Jeux (et une
estimation de 3 milliards de paris illégaux effectués en ligne !).
Il est clair que ce marché touche avant tout un public populaire désireux de chercher une échappatoire aux manques de perspectives offertes par ses activités –ou souvent par son inactivité.
Dans ce public, des personnes vulnérables,et dans ces circuits, des mécanismes savants de blanchiment d’argent.
Le Gouvernement français, après s’être fait un peu prié pour cause de désir de contrôle d’une source importante de rentrées fiscales, vient de faire approuver une loi ouvrant ce secteur à la concurrence et mettant en place une Haute Autorité chargée d’attribuer des agréments aux sites de paris en ligne.
La Présidence de cet organisme (qui sera soumis à toutes les tentations) est confiée à Jean-François Vilotte, anciennement directeur de la Fédération Française de Tennis. C’est justement dans ce sport que viennent d’être découverts plusieurs scandales de matches truqués dans des tournois secondaires sous l’influence de sites de paris en ligne. Ajoutons aussi que, concurrence oblige, on casse le monopole de distribution des buralistes, pour permettre aux grandes surfaces de distribuer des jeux.
 
Ainsi donc, au nom de la « concurrence libre et non faussée », on multiplie les risques de dérives du sport et d’abandon de ses valeurs fondamentales ; on augmente la vulnérabilité de ceux qui sont touchés par la crise ; on cède aux lobbies des grands organisateurs d’événements sportifs (un
pourcentage des recettes leur reviendra).
Au lieu de protéger la pureté du sport, de protéger les personnes fragiles contre des comportements addictifs qui les conduisent souvent à la rue, L’Union Européenne se fait complice d’une dommageable aggravation sociale, économique et morale.
Cet exemple est significatif ; ce n’est pas la conception que nous défendons pour l’Europe qui devrait tout faire pour valoriser les valeurs morales et éducatives du sport et renforcer, en période de crise, la protection des plus fragiles.
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