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Publié par christian guittard


07 Mars 2009 Par source et suite mediapart.fr 


« Il y a une universalité des victimes comme des bourreaux. Toutes se ressemblent, tous se ressemblent»: dès les toutes premières pages de son fort volume de mémoires, Claude Lanzmann surprendra ceux qui l’ont toujours confondu avec son grand œuvre jusque-là, Shoah.

 

Ce Lièvre de Patagonie vient redonner l’épaisseur et la complexité d’un homme qui, ces dernières années, s’est totalement identifié à un film dont le titre, au départ très mystérieux, y compris et surtout pour lui-même, en est venu à désigner l’un des événements majeurs du XXe siècle: la destruction des juifs d’Europe.

 

En choisissant d’ouvrir ses mémoires sur ce qui aura été «la grande affaire de sa (ma) vie»«les différents modes d’administration de la mort», dont la Shoah n’est qu’une manifestation singulière, aussi massive et monstrueuse soit-elle, en évoquant dans les mêmes pages les exécutions capitales d’avant 1981 en France, le massacre des Chinois par les Japonais à Nankin, les garrottages franquistes ou les égorgements islamistes, Claude Lanzmann se donne d’emblée le champ nécessaire pour embrasser le quasi-siècle qu’il a, pour le moment, traversé avec une énergie hors du commun.

 

Mais Le Lièvre de Patagonie n’est pas un document, le procès-verbal d’une vie, ahurissant name dropping à l’appui. C’est d’abord une œuvre – aussi importante pour la littérature que Shoah le fut pour le cinéma.

 

Claude Lanzmann a accepté d’en parler face à une caméra, tout en se disant intimidé par l’objectif. Entretien vidéo en cinq parties.

 

1. «C’est très difficile d’écrire sur soi sans narcissisme»

 

 

 

 

Claude Lanzmann explique comment il est enfin parvenu à rédiger des mémoires qu’on lui réclamait depuis longtemps mais qu’il hésitait à écrire.

 

2. «C’est une spirale; ça creuse et la vérité s’atteste à des niveaux toujours plus profonds»

 

 

 

 

Claude Lanzmann explique son refus de la chronologie, et comment la «joie d’écrire» l’a conduit à raconter des choses qu’il ne pensait jamais dire, «des choses difficiles de la petite enfance».

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