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Publié par christian guittard

21 Février 2009 Par  mediapart source et suite de l'article




Ce sont les derniers rebondissements et non des moindres dans le dossier passablement tourmenté des Caisses d'épargne et des Banques populaires: selon des informations recueillies à très bonnes sources par Mediapart, François Pérol, l'actuel secrétaire général adjoint de l'Elysée en charge des questions économiques et sociales, quitterait ses fonctions et deviendrait l'homme fort de la nouvelle banque, une fois la fusion lancée, ce qui devrait être chose faite le 26 février. Et l'Etat va entrer au capital de la nouvelle banque à hauteur de 20%.

 Dans une situation financière catastrophique, comme l'a révélé récemment Mediapart, avec des pertes qui devraient avoisiner 2 milliards d'euros pour les Caisses d'épargne et 300 millions d'euros pour les Banques populaires, sommes fabuleuses qui prennent partiellement en compte les pertes de 2,5 à 3 milliards d'euros de leur filiale commune, Natixis, les deux établissements ont été placés sous surveillance depuis de longues semaines par l'Elysée. Mais nul ne se doutait que cette mise sous tutelle aurait un aussi spectaculaire prolongement.

Lors de son dernier conseil de surveillance, la Caisse nationale des Caisses d'épargne a, certes, cherché à éloigner la menace. Le conseil a donc espéré pouvoir ne pas consolider dans ses comptes l'ensemble des actifs dépréciés que le groupe déteint. Mais l'Elysée n'a pas apprécié la manœuvre. Comme Mediapart l'a également raconté, les patrons des deux établissements ont été convoqués le soir même dans le bureau de François Pérol et ont reçu plusieurs sommations: d'abord accélérer la fusion entre les deux établissements; prendre en compte dans le bilan des deux entreprises les moins-values et notamment celles liées à Natixis; accepter l'entrée dans le capital de l'Etat de la banque unifiée; et mettre en place un état-major qui ait l'agrément de l'Elysée.

 Cette réunion de jeudi soir à l'Elysée, dans le bureau de l'un des plus proches collaborateurs de l'Elysée, a donc marqué un tournant dans l'histoire des deux banques. Le premier tournant est évidemment l'entrée de l'Etat, à hauteur de 20%, dans le capital de la holding de tête qui chapeautera l'ensemble unifié des Caisses d'épargne et des Banques populaires. Cette entrée va se faire sous la forme de la souscription d'actions dites de «préférence»,  c'est-à-dire des titres de propriété non assortis de droits de vote. L'engagement de l'Etat serait d'environ 2 milliards d'euros.

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