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Publié par christian guittard

Vendredi, le tribunal de commerce s'est donné un nouveau délai avant de choisir entre l'offre de reprise des salariés et la nouvelle offre de Cauval.
Le Pdg de Cauval s'était fait accompagné par un avocat spécialiste de la reprise des affaires en difficultés.
Ce dernier connu internationalement a même fait des affaires en Argentine.
Son ancienne proximité avec un ministre en exercice pourrait faciliter la démarche entreprise avec le Pdg de Cauval.

Publié le 18/01/2007 (source et suite de l'article) N°1620 Le Point

"Argentine - Argentine : Les mystérieux circuits de Thales

Vingt-cinq millions de dollars se sont évaporés dans les arcanes d'un gros contrat remporté par l'électronicien français Thales (ex-Thomson CSF). Révélations

Que peuvent avoir en commun un avocat parisien réputé, ex-associé d'un ministre en exercice, deux très hauts cadres de Thales, un avocat de Genève et l'un des plus proches collaborateurs du président argentin déchu Carlos Menem ? Ils sont tous, en 1996, administrateurs d'une discrète filiale de Thales, enregistrée à Amsterdam. Sans aucun employé déclaré au registre du commerce, cette société ressemble à une coquille dont la seule raison d'être serait d'avoir elle aussi une filiale, en Argentine cette fois : Thales Spectrum de Argentina (TSA). Un gros contrat remporté par TSA au pays de la pampa et des gauchos a donné lieu à la création de circuits financiers opaques passant par la Suisse, les Etats-Unis et des paradis fiscaux. Selon l'enquête du Point, environ 25 millions de dollars (26,7 millions d'euros) payés par Thales ont ainsi emprunté ces chemins tortueux avant de s'évaporer...

Buenos Aires, 1997. Le flamboyant président Carlos Menem effectue son second mandat à la tête du pays et son règne n'a pas encore plongé l'Argentine dans la récession et la pauvreté. Par décret, il attribue à l'une des premières sociétés françaises, le groupe d'électronique Thales (ex-Thomson CSF), une importante concession : la gestion et le contrôle du spectre radioélectrique couvrant toute l'Argentine, c'est-à-dire des ondes utilisées aussi bien par les télécommunications, les émissions de radio, les services de sécurité, etc. Un marché juteux de 900 millions de dollars (960 millions d'euros), valable jusqu'en 2012. L'attribution de la concession crée quelques remous politiques au Parlement argentin, mais Thales n'en a cure : le groupe crée un holding et sa filiale TSA, qui seront chargés d'exécuter le contrat. Thales, présidée à l'époque par Alain Gomez, en a le contrôle, et des Argentins détiennent la part minoritaire. Deux équipes se mettent en place, et c'est ainsi que se retrouvent à la table du conseil d'administration l'avocat Philippe Saigne, ainsi que deux responsables de Thales, Roger Chevrel et Guillaume Dehollain. Que vient faire dans une société en pleine expansion un avocat spécialiste des procédures collectives et des redressements judiciaires ? Contacté par Le Point, Philippe Saigne n'a pas souhaité répondre à cette question, et Thales s'est abstenue de commenter nos informations. Quant à l'avocat suisse, il ne parle pas et ne fait que représenter un personnage resté dans l'ombre. Mais, au conseil d'administration de la filiale de Thales, figure aussi Jorge Neuss... le principal partenaire de golf de l'ex-président argentin Menem." 
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