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Publié par christian guittard


suite source de l'article www.mediapart.fr link
19 nov 2008
Par Fabrice Arfi Fabrice Lhomme


Qui a peur d'Edouard Meldonian? L'affaire des fausses factures de Monoprix, derrière laquelle se profile un possible financement occulte de la députée de Seine-et-Marne et porte-parole nationale de l'UMP, Chantal Brunel, prend un tour quasi théâtral.

 

L'homme d'affaires parisien Edouard Meldonian, le principal accusateur de Chantal Brunel et de son époux Denys, ancien directeur général du groupe Monoprix (1993-2000), a révélé le 6 novembre au juge Jean-Marie d'Huy avoir été approché il y a deux mois par un promoteur immobilier qui lui aurait proposé une forte somme d'argent – 150.000 euros – en échange de son désistement dans le dossier.

D'après le procès-verbal d'audition de M. Meldonian, dont Mediapart a pu prendre connaissance dans son intégralité, le promoteur immobilier en question, un certain Marcel Laurent , par ailleurs haut responsable maçonnique, aurait accompagné sa proposition de menaces à peine déguisées, lors d'une rencontre le 4 septembre à la brasserie Louis-Philippe, située dans le centre de Paris. «Il ne m'a pas fait de menaces physiques, mais il m'a juste dit que, dans ce genre d'affaires, il y avait eu des gens qui avaient eu des accidents cardiaques, des défenestrations, des accidents de voiture. Et puis il m'a proposé 150.000 euros pour que j'arrête mon action en justice», a affirmé Edouard Meldonian au magistrat en charge du dossier.

 

 

Le juge d'Huy enquête depuis 2004 sur une affaire de corruption déclenchée après la découverte de détournements de fonds réalisés en 2000 au préjudice du groupe Monoprix. Quatre personnes sont pour l'heure mises en examen dans ce dossier des chefs d'«abus de biens sociaux»«faux»«blanchiment» et «corruption». Parmi elles, Edouard Meldonian, directeur commercial de la société informatique Facile Info, suspectée, avec d'autres prestataires de Monoprix, d'avoir participé à un système de fausse facturation à l'époque où Denys Brunel dirigeait la célèbre chaîne de supermarchés.

 

La police judiciaire de Versailles a d'ores et déjà pu établir la réalité de ces malversations qui ont pris la forme, entre février et octobre 2000, de trois retraits en espèces pour un montant total de 646.028 francs (98.000 euros). Deux des chefs d'entreprise mis en cause par la justice, Edouard Meldonian et Gérard Acknin, patron de la société informatique SF2R, ont expliqué au juge que les sommes concernées avaient été remises en mains propres à Denys Brunel, et qu'elles avaient vocation in fine à financer les campagnes électorales de sa femme Chantal. A savoir les municipales d'Ozoir-la-Ferrière, en 2001, et l'élection législative dans la 8e circonscription de Seine-et-Marne l'année suivante.

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