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Publié par christian guittard

 Dans un journal pour le moins catholique dans les années 1920, le texte suivant est l'illustration de ce qui s'imprimait à l'époque.
Il existait 2 journaux paraissant 2 à 3 fois par semaine
 

" Mais si la qualité de franc-maçon vaut à M. F... l'appui secret de tous ses correligionnaires, et notamment des instituteurs athées, elle ne lui serait pas, tant s'en faut, d'un grand secours auprès des auditoires populaires qui sa vent parfaitement que la Franc-maçonnerie est un clan très bourgeois d'anticléricaux. C'est pourquoi nous n'avons jamais ouï dire qu'il ait convenu publiquement de son titre de franc-maçon. Il n'a jamais arboré, dans les réunions électorales, le petit tablier en peau de truie qu'il revêt avec orgueil dans les tenues secrètes des Loges. Ce curé à rebours ne porte sa livrée que dans tes ténèbres.

L'abbé D... disait à Aurillac, parmi les rires du bon peuple, qu'il ne demandait pas qu'on ferme les Loges, mais seulement qu'on les ouvre !.. Oui, qu'on les ouvre, afin que chacun puisse voir, comme il le peut dans nos églises, ce qui s'y passe.

Les travailleurs, que les meneurs socialistes conduisent par le bout du nez, seront éternellement dupes. Les meneurs feront leur chemin, tel ce Monsieur B..., de Marseille, dont l'élévation à la Présidence de la Chambre réjouit M. F..., sans doute comme un heureux présage pour lui-même."

Un autre exemple du même journal
 

"La veille des élections du Canton Nord d'Aurillac, M D..., s'adressant à ses serfs rassemblés, leur disait : « Demain nous procèderons à l'enterrement de F M... »

M B...député ajouta : « Et c'est nous qui tiendrons les cordons du poêle »

Dans la soirée de dimanche, des individus, coiffés du haut de forme des croque-morts, allèrent chercher un cercueil qu'on avait commandé chez un menuisier du parti. Ils se munirent de bougies et défilèrent sous les fenêtres de l'infortuné Docteur L... en l'acclamant. L'agonisant parut à sa fenêtre et devant ce simulacre mortuaire, fut secoué d'un frisson d'horreur.

Il mourait huit jours après, dimanche matin.

Voilà donc ce qu'on a pu voir, au soir d'une élection favorable au cartel, dans une ville qui passe encore pour civilisée? Non seulement la police n'a pas empêché ce scandale; mais y a pris part. Il y avait des agents parmi les sinistres individus qui organisaient un spectacle macabre, inspiré par la haine politique, sous le regard d'un moribond."

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