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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 10:12
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Injures raciales et coups

 

Avec 6 et 9 condamnations à leurs casiers judiciaires, les prévenus détenus à la maison d'arrêt d'Aurillac se sont présentés à la barre avec un handicap pour leur procès. Ils avaient commis le 20 décembre 2007, des violences aggravées en réunion en état de récidive légale dans un restaurant kebab de Saint-Flour. Un des deux prévenus, déjà interné d'office, s'était livré dans la soirée du 20 décembre 2007 à une partie de boxe appuyée par des injures à caractère raciste du type « je vais te n... ta sale race de turc. »

D'après lui, il se serait accroché avec des Mahorés, mais il n'aurait pas proféré d'insultes racistes. « Ils ont inventé tout ça. »

Son discours à la barre était un peu chaotique « il est probable que j'ai dit des injures racistes, des insultes mais pas racistes. » « Je n'ai pas dit sale turc , mais sale Arabe. »

Le lendemain de la rixe, le même prévenu sur les conseils de son acolyte s'est livré à une expédition pseudo punitive.

Il s'est rendu au restaurant kebab en menaçant le tenancier avec un pistolet d'alarme. Ce dernier l'ayant vu rentrer s'était saisi d'un couteau. L'agresseur lui a quand même lancé « la prochaine fois, je te mets une balle. »

Alexandre Rossi, substitut du procureur, commencera son réquisitoire en expliquant « s'il y avait eu une balle dans l'arme, il y aurait eu un mort. »

Il a qualifié les prévenus de « Duo fortement aviné » ou l'alcool est là pour les laver de tout soupçon selon les accusés.

Il a requis une peine plancher pour les 2 prévenus : 3 ans fermes dont 12 mois avec sursis pour le porteur du pistolet et 3 ans ferme dont 24 mois avec sursis pour l'autre, instigateur de la menace de mort.

Géraud Méral, avocat des prévenus est revenu sur les faits, où d'après lui il y a eu des violences mais sans interruption temporaire de travail.

Ses clients ne « sont pas racistes, car ils ont des copains Mahorés, Congolais, mais il y en a certains qu'ils n'aiment pas. »

« pendant les faits , ils étaient chauds mais pas ivres et en infériorité numérique : 2 contre 6. »

verdict : un an de prison ferme pour chacun de prévenus et maintien en détention.

 

 

 

Adrénaline pécuniaire

 

Entre mai et juillet 2006, les prévenus (3 au total dont 1 absent) à l'audience s'étaient livrés à une série de cambriolages en règle . Ils s'introduisaient dans des résidences ou les propriétaires étaient absents, dans la région de Mauriac.

Leur parcours de cambrioleurs s'éloigne peu de Jaleyrac (six cambriolages) mais poussait quelquefois un peu plus loin : Spontour, Moussage,Méallet, Mauriac etc...

Les gendarmes saisis par les propriétaires ont alors mené l'enquête. Ils ont été prévenu par un brocanteur a qui les cambrioleurs avaient proposé des chenets à un prix dérisoire. En septembre 2006, une victime reconnaît une paire de chenet sur un stand de brocante. Le cambrio-brocanteur lui rend les objets dérobés sans sourciller.

Plus tard, le père d'un membre du trio signale aux gendarmes que son fils avait commis des cambriolages.

Le chef de la bande (34 ans) repérait les lieux avant de commettre les délits. Il revendait le plus rapidement possible les objets dérobés et partageait les fruits du butin en fonction de l'implication de chacun.

Il expliquera à la barre «  il n'était pas en quête permanente de cambriolages, mais ses acolytes lui faisaient parfois des signalements. »

Certaines fois, il ne participait pas au casse mais les deux autres lui téléphonaient en plein cambriolage pour choisir les pièces intéressantes.

Se sentant soupçonnée par les gendarmes, il avait fait brûler une partie du butin et jeté dans un puit le reste. Il avait rajouté deux obus par-dessus le butin camouflé.

Lorsque les gendarmes viendront perquisitionner, il leur indiquera la présence des obus pour qui il n'y ait pas d'explosion accidentelle.

À la barre il expliquera « qu'il faisait cela pour vivre et que ça ne lui avait pas franchement rapporté grand-chose : 1200 € peut-être!!!. »

Alexandre Rossi, soulignera que ces vols ont touché dans la majorité des cas des victimes âgées. Il insistera sur le rôle du cerveau de l'affaire ans (34 ans), mais les deux autres « on ne leur a pas imposé avec un pistolet sur la tempe d'aller voler. »

Pour ces 17 vols commis en réunion il demandera en condamnations des peines d'emprisonnement ferme assorti en partie du sursis.

Le principal prévenu expliquera après les plaidoiries de la défense « je faisais cela car j'avais besoin d'adrénaline pécuniaire. »

jugement mis en délibéré au 6 mars

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